Société : Sit-in et publications en ligne : Jean-François Kouassi condamné à 15 jours de prison ferme.
Société : Sit-in et publications en ligne : Jean-François Kouassi condamné à 15 jours de prison ferme.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Jean-François Kouassi, leader du Mouvement des jeunes de Côte d’Ivoire, a été condamné lundi 26 janvier 2026 par le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau à quinze jours de prison ferme, assortis de huit mois avec sursis et d’une amende de 500 000 francs CFA.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
27 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Jean-François Kouassi, leader du Mouvement des jeunes de Côte d’Ivoire, a été condamné lundi 26 janvier 2026 par le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau à quinze jours de prison ferme, assortis de huit mois avec sursis et d’une amende de 500 000 francs CFA. Ce verdict met un terme à une procédure judiciaire largement suivie par l’opinion publique. La procédure fait suite à un sit-in organisé le 8 janvier devant le ministère de la Fonction publique, dans la commune du Plateau.
Interpellé lors de cette manifestation au cours de laquelle il dénonçait de supposées irrégularités dans l’organisation des concours des douanes, Jean-François Kouassi avait été conduit à la Préfecture de police, placé en garde à vue puis maintenu en détention jusqu’au 12 janvier, avant son audition et son placement sous mandat de dépôt.
Il était poursuivi pour trouble à l’ordre public, diffamation, diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux et dénonciation calomnieuse. Les poursuites reposaient sur des propos et des publications, jugés de nature à porter atteinte à la réputation de certaines personnes et à perturber la tranquillité publique. Le ministère public avait requis quinze jours de prison ferme, six mois avec sursis et une amende d’un million de francs CFA, estimant que les faits constituaient des infractions pénales graves.
Dans sa décision, le tribunal a partiellement suivi ces réquisitions en confirmant la peine de prison ferme, en réduisant le montant de l’amende et en portant la durée du sursis à huit mois. À l’issue de l’audience, l’avocat du prévenu a annoncé son intention de faire appel. Ce jugement relance le débat sur les limites de la liberté d’expression, la responsabilité des acteurs publics et l’usage des réseaux sociaux dans un contexte politique et social sensible en Côte d’Ivoire.
Texte : La plume de la Bagoué
Marie-Paule N’GUESSAN



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