TECHNOLOGIE / Mark Zuckerberg à la barre : le patron de Meta face aux accusations d’« addiction fabriquée » chez les jeunes.

TECHNOLOGIE / Mark Zuckerberg à la barre : le patron de Meta face aux accusations d’« addiction fabriquée » chez les jeunes.

TECHNOLOGIE / Mark Zuckerberg à la barre : le patron de Meta face aux accusations d’« addiction fabriquée » chez les jeunes.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Moment historique pour la Silicon Valley. Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a été appelé à témoigner le mercredi 18 février 2026, dans le cadre d’une vaste procédure visant les géants du numérique, accusés d’avoir conçu des plateformes « volontairement addictives » pour capter l’attention des plus jeunes utilisateurs.

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23 Février 2026


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Moment historique pour la Silicon Valley. Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a été appelé à témoigner le mercredi 18 février 2026, dans le cadre d’une vaste procédure visant les géants du numérique, accusés d’avoir conçu des plateformes « volontairement addictives » pour capter l’attention des plus jeunes utilisateurs. Au cœur du débat : les mécanismes algorithmiques de recommandation, les notifications en boucle et les formats courts jugés ultra-captivants sur Facebook et Instagram, soupçonnés d’encourager une consommation excessive des contenus, notamment chez les adolescents.

Une comparution très scrutée

Mark Zuckerberg a comparu publiquement le 31 janvier 2024 devant la commission judiciaire du Sénat américain, dans une audience consacrée à la protection des mineurs en ligne et à l’impact psychologique des réseaux sociaux. Face aux sénateurs et aux familles de victimes, le dirigeant a dû répondre à des questions directes sur la responsabilité de son groupe dans l’essor des comportements addictifs. Sous pression, le milliardaire a adopté un ton défensif, tout en reconnaissant la nécessité de « renforcer la sécurité des jeunes utilisateurs ». Il a notamment mis en avant les outils de contrôle parental, les limites de temps d’écran et les filtres de contenus sensibles, présentés comme des garde-fous contre l’usage excessif des plateformes.

« Vous saviez et vous avez continué »

Les accusations sont lourdes : plusieurs plaintes regroupées estiment que les réseaux sociaux auraient optimisé leurs interfaces pour maximiser l’engagement, en exploitant les mécanismes de dopamine chez les adolescents. Des documents internes évoqués lors des audiences suggèrent que certaines entreprises connaissaient déjà les effets négatifs potentiels sur la santé mentale, notamment l’anxiété, la dépression et la dépendance numérique. Des avocats des plaignants soutiennent que les plateformes ont « industrialisé l’attention » en transformant les jeunes en cibles commerciales, à coups d’algorithmes hyper-personnalisés et de scroll infini.

Une bataille judiciaire aux enjeux colossaux

Pour Meta et les autres acteurs du secteur, l’enjeu dépasse l’image : il s’agit aussi d’éventuelles sanctions financières massives et d’une régulation renforcée des réseaux sociaux. Plusieurs élus américains réclament déjà un encadrement strict des fonctionnalités jugées addictives, voire l’interdiction de certaines pratiques pour les mineurs.

Une chute qui interroge l’ère numérique

Au-delà du procès, cette comparution marque un tournant symbolique : pour la première fois, l’architecte de l’un des plus grands empires sociaux mondiaux s’est retrouvé contraint de répondre, sous serment, aux conséquences humaines de ses plateformes. Car derrière les écrans, la vraie question reste entière : les réseaux sociaux sont-ils de simples outils de connexion… ou des machines à capturer l’attention, conçues pour ne jamais nous laisser partir ?

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN