Actualité africaine / Mali : l’influenceur Djiby Barry écroué après des vidéos critiques contre la transition.
Les critiques adressées aux autorités de la transition malienne valent à Djibril Sangaré alias Djiby Barry, un séjour en prison. Le créateur de contenus, très suivi au sein de la communauté peule, a été placé sous mandat de dépôt le 28 juillet 2026 par le pôle judiciaire spécialisé contre la cybercriminalité, qui le poursuit notamment pour « atteinte au crédit de l’État » et « publication de fausses informations par le biais d’un système d’information et de communication ».
Les critiques adressées aux autorités de la transition malienne valent à Djibril Sangaré alias Djiby Barry, un séjour en prison. Le créateur de contenus, très suivi au sein de la communauté peule, a été placé sous mandat de dépôt le 28 juillet 2026 par le pôle judiciaire spécialisé contre la cybercriminalité, qui le poursuit notamment pour « atteinte au crédit de l’État » et « publication de fausses informations par le biais d’un système d’information et de communication ».
Le vidéaste avait été arrêté le 24 juillet au Centre international de conférences de Bamako (CICB), où il assistait à un concert. Après plusieurs jours de garde à vue, il a été présenté au procureur puis à un juge d’instruction, qui a ordonné son placement en détention provisoire.
L’affaire trouve son origine dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux dans laquelle Djiby Barry critique le bilan de la transition et souligne que le président de la transition, le général Assimi Goïta, n’a jamais été élu au suffrage universel.
L’instruction porte également sur plusieurs autres vidéos enregistrées en langue peule. Le magistrat a demandé leur traduction afin d’en examiner le contenu, notamment des séquences consacrées au déguerpissement des marchés à bétail de Bamako et au prix des animaux pendant la Tabaski.
Membre de l’association peule Tabital Pulaaku, sans y occuper de fonction officielle, Djiby Barry voit son arrestation dénoncée par ses proches, qui y perçoivent une nouvelle restriction de la liberté d’expression. À ce stade, aucune date de procès n’a été annoncée et l’enquête judiciaire se poursuit.
Texte : La plume de la Bagoué



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