Actualité africaine. Guinée : Doumbouya durcit le régime et fait disparaître quarante partis politiques.
Le pouvoir militaire guinéen a dissous quarante partis politiques dans la nuit du 7 mars 2026 par décret du ministère de l’Administration territoriale.
Le pouvoir militaire guinéen a dissous quarante partis politiques dans la nuit du 7 mars 2026 par décret du ministère de l’Administration territoriale. Parmi eux figurent les principales formations d’opposition, dont l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) de l’ancien président Alpha Condé et l’Union des forces républicaines (UFR).
Officiellement, les autorités évoquent des manquements aux obligations légales. Les partis concernés perdent leur personnalité juridique, toute activité sous leurs noms est interdite et leurs biens ont été placés sous séquestre. L’opposition dénonce une dérive autoritaire. Pour Souleymane de Souza Konaté, responsable de la communication de l’UFDG, la mesure vise à instaurer un État à parti unique. Ibrahima Diallo du Front national pour la défense de la Constitution parle d’une « dictature assumée ».
Depuis le coup d’État de septembre 2021 qui a porté le colonel Mamadi Doumbouya au pouvoir, les organisations de défense des droits humains dénoncent une répression croissante contre l’opposition et la société civile, marquée par l’interdiction de manifestations, des arrestations et des disparitions de militants.
La dissolution intervient dans un contexte de consolidation du pouvoir du chef de la junte, élu président fin décembre 2025 après l’adoption d’une nouvelle Constitution autorisant les militaires à se présenter aux élections et allongeant le mandat présidentiel à sept ans.
Texte : La plume de la Bagoué



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