CINÉMA / “Peaky Blinders : L’Immortel” sur Netflix : un final stylé… mais pas inoubliable.

CINÉMA / “Peaky Blinders : L’Immortel” sur Netflix : un final stylé… mais pas inoubliable.

Le clan Shelby tire sa révérence. Et comme souvent avec les adieux, l’émotion est bien là… mais la perfection, elle, reste en retrait. Sorti le vendredi 20 mars 2026 sur Netflix, Peaky Blinders : L’Immortel vient conclure l’une des séries les plus marquantes de ces dernières années.


Le clan Shelby tire sa révérence. Et comme souvent avec les adieux, l’émotion est bien là… mais la perfection, elle, reste en retrait. Sorti le vendredi 20 mars 2026 sur Netflix, Peaky Blinders : L’Immortel vient conclure l’une des séries les plus marquantes de ces dernières années. Porté une dernière fois par Cillian Murphy, ce long-métrage prolonge l’univers sombre et stylisé de Peaky Blinders… sans forcément atteindre les sommets espérés.

Un adieu sous tension… mais maîtrisé

Dans ce film, Tommy Shelby revient pour une ultime confrontation, toujours hanté par ses démons et son passé. Cillian Murphy livre une performance fidèle à lui-même : intense, froide, presque hypnotique. Son regard, ces fameux “yeux revolver”, rappelle que le personnage reste l’un des anti-héros les plus fascinants du petit écran, loin des envolées romantiques d’un Marc Lavoine. Mais malgré cette présence magnétique, le film peine parfois à justifier son format. Là où la série brillait par sa lente montée dramatique, L’Immortel semble compressé, comme pressé de conclure sans vraiment respirer.

Barry Keoghan, la touche neuve

La véritable nouveauté vient de Barry Keoghan, qui rejoint l’univers Shelby avec une énergie brute. Son personnage intrigue, dérange, et apporte une tension bienvenue. Une entrée réussie… mais qui arrive presque trop tard pour réellement bouleverser l’équilibre de l’histoire.

Une machine marketing bien huilée

Du côté de la promotion, Netflix n’a pas fait les choses à moitié. La plateforme a notamment fait appel au footballeur français Ousmane Dembélé, Ballon d’Or et fan assumé de la série, pour une campagne stylée en costume et gapette, clin d’œil direct à l’esthétique iconique des Shelby. Un coup marketing efficace qui a largement contribué à faire monter l’attente autour de ce final.

Une conclusion plus symbolique que spectaculaire

Au fond, Peaky Blinders : L’Immortel remplit surtout une fonction : dire au revoir. Le film offre une fermeture narrative correcte, sans révolutionner la formule ni surprendre profondément. Les fans retrouveront avec plaisir l’ambiance, les costumes, la musique et la noirceur qui ont fait le succès de la série. Mais ceux qui espéraient un final grandiose pourraient rester légèrement sur leur faim. Tommy Shelby ne meurt jamais vraiment, il s’efface, lentement, dans la fumée de ses propres choix. Et si L’Immortel ne marque pas l’histoire du cinéma, il scelle au moins une chose : la légende, elle, restera intacte.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN