Chaos à Mogadiscio : La révision constitutionnelle vire au pugilat au Parlement somalien.

Chaos à Mogadiscio : La révision constitutionnelle vire au pugilat au Parlement somalien.

La démocratie somalienne a offert le mercredi 28 janvier 2026 le spectacle désolant d’un hémicycle transformé en arène de combat. Une session conjointe du Parlement, censée débattre d’amendements cruciaux à la constitution provisoire de 2012, a sombré dans la violence, forçant sa suspension immédiate.


La démocratie somalienne a offert le mercredi 28 janvier 2026 le spectacle désolant d’un hémicycle transformé en arène de combat.  Une session conjointe du Parlement, censée débattre d’amendements cruciaux à la constitution provisoire de 2012, a sombré dans la violence, forçant sa suspension immédiate. Au cœur de la tourmente : la suspicion. L'opposition accuse la manœuvre législative de dissimuler une tentative de prolongation des mandats parlementaires et présidentiels, qui expirent respectivement en mai et juin prochains. 

Ce qui devait être un débat sur les textes s'est mué en affrontement physique, immortalisé par des vidéos virales montrant des élus s'invectivant et échangeant des coups. L'incident le plus marquant a impliqué le ministre de la Sécurité intérieure lui-même, filmé en pleine altercation avec le député d'opposition Hassan Yare. Face au vacarme des sifflets et aux documents déchirés par les contestataires, le président de la Chambre, Adan Madobe, n'a eu d'autre choix que d'interrompre la séance, promettant des sanctions disciplinaires.

Pour le député Mohamed Adam Dini, l'enjeu dépasse la simple procédure : « Ces députés sont le symbole de la sauvegarde du parlement. Si la constitution est violée, c'est la souveraineté nationale qui s'effondre », a-t-il averti.  Alors que le calme reste précaire, aucune date n'a été fixée pour la reprise des débats, laissant le pays dans une incertitude politique totale.

Texte et récit : Silvere Bossiei