Culture / Festival Porlahla : Koné Dossongui appelle la jeunesse à puiser dans ses racines pour s’élever.
À l’occasion de la biennale du festival Porlahla, organisée du 5 au 7 février 2026 à Kouto, dans la région de la Bagoué au nord de la Côte d’Ivoire, la voix de l’homme d’affaires Bernard Koné Dossongui a porté bien au-delà de l’enceinte culturelle.
À l’occasion de la biennale du festival Porlahla, organisée du 5 au 7 février 2026 à Kouto, dans la région de la Bagoué au nord de la Côte d’Ivoire, la voix de l’homme d’affaires Bernard Koné Dossongui a porté bien au-delà de l’enceinte culturelle. Initiateur de ce grand rendez-vous des arts et de la culture en pays sénoufo, l’entrepreneur ivoirien a livré une réflexion dense, empreinte de symboles et résolument tournée vers l’avenir. Devant un public attentif, venu des quatre coins du monde, il a su condenser sa vision en une formule percutante qui a profondément marqué les esprits.
Dans cette ville carrefour du nord ivoirien, au cœur du pays sénoufo, Koné Dossongui a pris soin d’en éclairer le sens. Descendre, a-t-il expliqué, ne signifie ni reculer ni renoncer à l’ambition. Il s’agit plutôt d’un retour aux fondamentaux, d’une immersion volontaire dans son histoire et sa culture, d’une compréhension intime des valeurs héritées des ancêtres afin de les intégrer à son parcours personnel et professionnel.
À ses yeux, aucune réussite durable ne peut s’édifier sans cet enracinement profond. Pour l’homme d’affaires, descendre revient à apprendre sa langue, à connaître les rites, à respecter les principes de solidarité, de courage et de dignité qui structurent la société sénoufo. Cela implique aussi de transmettre ces repères aux jeunes générations, à l’heure où la mondialisation, l’urbanisation accélérée et l’influence de modèles extérieurs fragilisent les identités locales. La modernité, a-t-il laissé entendre, ne saurait effacer l’héritage culturel mais doit au contraire s’y appuyer pour se déployer avec cohérence.
Dans un monde marqué par des mutations rapides où les repères sociaux et spirituels se recomposent, Koné Dossongui considère la culture comme un socle à la fois stratégique et identitaire. Elle nourrit la confiance en soi, éclaire les choix et offre des ressources intellectuelles et spirituelles pour affronter la compétition économique et les défis du développement. L’élévation, qu’elle soit individuelle ou collective, trouve selon lui, sa force dans la profondeur des racines, condition essentielle pour viser plus haut.
Longuement applaudie, son intervention s’inscrit dans une réflexion plus large sur le développement endogène et la valorisation des patrimoines locaux. En pays sénoufo, insiste-t-il, toute ascension solide plonge d’abord dans la mémoire et les valeurs ancestrales. Monter suppose d’accepter de descendre jusqu’aux fondations invisibles qui soutiennent l’identité. À travers ce plaidoyer, Koné Dossongui articule tradition et ambition avec constance. Il exhorte la jeunesse et les élites locales à assumer pleinement leur héritage culturel afin de bâtir un avenir plus affirmé, convaincu que la véritable modernité naît de la fidélité à soi-même.
Texte : La plume de la Bagoué
Récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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