Escalade au Moyen-Orient : Washington et Tel-Aviv revendiquent la « maîtrise totale » du ciel iranien.

Escalade au Moyen-Orient : Washington et Tel-Aviv revendiquent la « maîtrise totale » du ciel iranien.

Au cinquième jour d’une offensive sans précédent, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé mercredi 04 Mars 2026 que les forces alliées exercent désormais un contrôle absolu sur l’espace aérien iranien.


Au cinquième jour d’une offensive sans précédent, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé mercredi 04 Mars 2026 que les forces alliées exercent désormais un contrôle absolu sur l’espace aérien iranien. Une déclaration qui intervient alors que la République islamique s’enfonce dans une crise de succession inédite. « Nous ne faisons que commencer » : L'avertissement du Pentagone Depuis le pupitre du Pentagone, Pete Hegseth n'a pas mâché ses mots. Pour le chef de la Défense américaine, l'opération militaire contre Téhéran a atteint un point de non-retour. En s'appuyant sur la coordination entre l'US Air Force et Tsahal, Washington revendique un ciel « incontesté » au-dessus du territoire iranien.

Ecoutons Pete Hegseth, à ce propos

L'offensive ne se joue pas seulement sur le plan matériel, mais aussi au cœur du pouvoir iranien. Tandis que les frappes démantèlent les centres de commandement, le pays est suspendu au sort de son leadership : Succession incertaine : Les obsèques du Guide suprême Ali Khamenei ont été reportées sine die. Son fils, Mojtaba Khamenei, est pressenti pour reprendre les rênes, mais son avenir semble déjà compromis par les menaces extérieures. Menaces israéliennes : Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a prévenu avec une rare virulence que tout successeur désigné serait « destiné à être éliminé ».

Malgré l'assurance affichée par les États-Unis qui affirment disposer de stocks de munitions illimités pour poursuivre l'offensive, les répercussions mondiales se font déjà sentir. Les échanges énergétiques et maritimes dans le Golfe, subissent de graves perturbations, faisant craindre une onde de choc économique majeure, si le conflit s'enlise. Pour Washington, l'objectif est clair : « traquer, démanteler et démoraliser ». Reste à savoir jusqu'où Téhéran, bien que « condamné » selon les mots de Hegseth, est capable de porter ses ultimes représailles régionales.

Texte et récit : Silvère Bossiei