MÉDIAS / La plateforme canadienne Natyf+ débarque à Abidjan et bouscule les codes du streaming.
La Côte d’Ivoire confirme son statut de hub audiovisuel en Afrique de l’Ouest. Jeudi 18 juin 2026, à Cocody, la plateforme canadienne Natyf+ a officiellement été lancée, marquant une nouvelle étape dans la coopération culturelle et numérique entre Abidjan et Ottawa.
La Côte d’Ivoire confirme son statut de hub audiovisuel en Afrique de l’Ouest. Jeudi 18 juin 2026, à Cocody, la plateforme canadienne Natyf+ a officiellement été lancée, marquant une nouvelle étape dans la coopération culturelle et numérique entre Abidjan et Ottawa.
Portée par la chaîne NATYF TV, cette application de streaming casse les standards du secteur avec un modèle sans abonnement. Ici, pas de carte bancaire obligatoire : les utilisateurs rechargent leur compte en points via mobile money pour accéder à un catalogue riche et varié, allant des films aux séries, en passant par des documentaires, téléréalités, programmes jeunesse et événements en direct.
Pour Magali Iovino, directrice des opérations Afrique, l’ambition est claire : « mettre en lumière des contenus francophones souvent sous-exposés », tout en s’adaptant aux réalités du marché local. Une promesse qui résonne particulièrement dans un pays où la consommation mobile explose.
Présente à la cérémonie, l’ambassadrice du Canada en Côte d’Ivoire, Sandra Choufani, a salué une initiative qui dépasse le cadre technologique : « Natyf+ favorisera la circulation des œuvres et des talents entre nos deux pays », offrant à la fois une vitrine au génie ivoirien et une ouverture sur la diversité culturelle canadienne.
Côté gouvernement ivoirien, le ministre de la communication, Amadou Coulibaly, voit dans ce projet le fruit des réformes engagées sous l’impulsion du président Alassane Ouattara : libéralisation de l’audiovisuel, transition vers la TNT et investissements numériques massifs. Il n’a pas manqué de souligner le rôle clé du Salon international des contenus audiovisuels d’Abidjan (SICA)dans cette concrétisation.
Même son de cloche chez Jean-Yves Roux, fondateur de NATYF, qui justifie le choix ivoirien par « le dynamisme économique et la vitalité de son industrie créative ». Mieux, le groupe annonce déjà son intention d’investir dans des productions locales pour propulser les talents africains à l’international.
Au-delà d’une simple plateforme, Natyf+ s’impose ainsi comme un nouvel acteur stratégique. Entre innovation technologique, opportunités économiques et rayonnement culturel, Abidjan ne se contente plus de consommer des contenus : elle devient désormais un carrefour incontournable de leur diffusion.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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