MUSIQUE–PEOPLE / « Croyez en Dieu, mais pas aux pères spirituels » : Claire Bailly claque la porte et dénonce les dérives qu’elle a vécues.
Le ton est ferme. Le regard déterminé. Et les mots, sans détour. Le mardi 10 février 2026, Claire Bailly a pris tout le monde de court en livrant un témoignage cru et bouleversant lors d’un live diffusé sur ses réseaux sociaux.
Le ton est ferme. Le regard déterminé. Et les mots, sans détour. Le mardi 10 février 2026, Claire Bailly a pris tout le monde de court en livrant un témoignage cru et bouleversant lors d’un live diffusé sur ses réseaux sociaux. Celle qui se décrit comme une chrétienne autrefois “zélée” affirme aujourd’hui avoir ouvert les yeux sur ce qu’elle qualifie d’excès et de dérives dans son parcours spirituel. Face caméra, l’artiste n’a rien édulcoré.
« On m’a fait croire que j’étais à part »
Claire Bailly raconte une période où sa foi occupait une place centrale, au point d’éclipser tout le reste. Elle évoque un climat de restrictions permanentes, imposées selon elle au nom de la spiritualité. « On te fait croire que tu es une sainte avec plein de restrictions. À un moment donné, je pensais que j’étais mieux que les autres. J’ai vexé beaucoup de personnes. » Elle reconnaît avoir développé un regard sévère envers son entourage, allant jusqu’à juger ceux qui consommaient de l’alcool… tout en admettant boire elle-même du vin de table. Une contradiction qui, dit-elle, a provoqué chez elle un profond malaise et amorcé sa remise en question.
Des “orientations” qui ont bouleversé sa vie
Le témoignage devient plus sensible lorsqu’elle aborde les décisions prises sous l’influence de ce qu’elle appelle des “pères spirituels”. Claire Bailly affirme avoir investi des sommes importantes dans un magasin de vêtements pour enfants, avant qu’on ne lui dise que ce projet n’était pas “la volonté de Dieu” pour elle.
Mais le choc le plus douloureux concerne sa vie familiale.
Des propos lourds de sens qui traduisent un regret assumé et une prise de conscience tardive.
Une rupture radicale
Dans une déclaration qui a surpris de nombreux internautes, Claire Bailly annonce une décision sans appel. « À partir d’aujourd’hui, je n’irai plus dans les programmes chrétiens. Je n’irai plus dans l’église de quelqu’un. Si je veux parler de Jésus, je me positionne au carrefour pour évangéliser. » Elle insiste toutefois sur un point essentiel : elle ne renonce pas à sa foi. Elle refuse simplement, dit-elle, toute forme de dictat spirituel.
Claire Bailly précise ne pas être pasteure et ne pas aspirer à le devenir. Elle se définit comme une chrétienne libre, décidée à vivre sa relation avec Dieu sans intermédiaire humain.
Un débat relancé
Son témoignage, largement partagé et commenté, ravive une question sensible : jusqu’où peut aller l’influence des leaders religieux dans la vie privée de leurs fidèles ? En Afrique où la figure du “père spirituel” occupe une place centrale dans de nombreuses communautés chrétiennes, les révélations de Claire Bailly résonnent particulièrement fort. Entre guidance spirituelle et emprise morale, la frontière peut parfois devenir floue. Une chose est certaine : en brisant le silence, Claire Bailly ouvre un débat que beaucoup n’osent pas aborder publiquement. Et derrière la polémique, demeure une interrogation plus intime : comment concilier foi profonde et liberté personnelle sans perdre son équilibre ?
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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