Société / Accès à l’information publique : Abidjan veut passer du droit à son exercice effectif.

Société / Accès à l’information publique : Abidjan veut passer du droit à son exercice effectif.

Comment faire de l’accès à l’information publique un droit réellement accessible, dans un environnement bouleversé par le numérique et la multiplication des sources ? La question est au cœur de la troisième édition des Journées de l’accès à l’information publique (JDAIP), qui se tiennent du 24 au 28 septembre 2026 à Abidjan.


Comment faire de l’accès à l’information publique un droit réellement accessible, dans un environnement bouleversé par le numérique et la multiplication des sources ? La question est au cœur de la troisième édition des Journées de l’accès à l’information publique (JDAIP), qui se tiennent du 24 au 28 septembre 2026 à Abidjan.

Placée sous le thème « Communication, médias et accès à l’information : les nouveaux enjeux de l’action publique », la rencontre met l’accent sur les conditions concrètes permettant aux citoyens et aux administrations de mieux accéder, conserver et exploiter l’information publique.

À l’ouverture des travaux, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a souligné que l’information constitue désormais une ressource essentielle de l’action publique. Dans un contexte marqué par l’essor du numérique et la diversification des modes d’accès, elle contribue notamment à améliorer la prise de décision, la coordination entre les services et la documentation de l’action de l’État.

Elle participe également à la préservation de la mémoire institutionnelle et au renforcement de la capacité des pouvoirs publics à rendre compte de leur action. Pour la présidente de la Commission d’accès à l’information d’intérêt public et aux documents publics (CAIDP), Anne Marie Konan Payne, le principe du droit d’accès à l’information est désormais établi. Le défi porte davantage sur les conditions de son exercice effectif, dans un environnement où le numérique et les nouveaux usages transforment profondément les pratiques.

Plusieurs chantiers sont déjà engagés, notamment l’élaboration d’un référentiel des documents publics, une meilleure organisation et repérabilité de l’information, le renforcement des capacités des responsables de l’information ainsi que la mesure de la maturité informationnelle des administrations.

L’ouverture et la réutilisation des données figurent également parmi les axes de travail, tout comme les questions liées à la communicabilité des informations publiques et à leurs nouveaux usages. À travers les JDAIP 2026, les acteurs du secteur entendent ainsi franchir une nouvelle étape : faire de l’information publique non seulement un droit reconnu, mais aussi une ressource accessible, préservée et exploitable au service d’une action publique mieux documentée et d’une gouvernance plus ouverte.

Texte : La Plume de la Bagoué