Actualité Africaine / Ouganda : L’avocat de l’opposant Kizza Besigye inculpé de trahison.
Actualité Africaine / Ouganda : L’avocat de l’opposant Kizza Besigye inculpé de trahison.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Nouvelle onde de choc à Kampala. Figure de proue de l’opposition et avocat de l’opposant historique Kizza Besigye, Erias Lukwago a été formellement inculpé de complicité de trahison après une arrestation aux méthodes dénoncées par ses proches.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
19 Juin 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Nouvelle onde de choc à Kampala. Figure de proue de l’opposition et avocat de l’opposant historique Kizza Besigye, Erias Lukwago a été formellement inculpé de complicité de trahison après une arrestation aux méthodes dénoncées par ses proches. Présenté mercredi 17 Juin 2026 devant un tribunal de la capitale ougandaise, Erias Lukwago est accusé par le parquet de ne pas avoir dénoncé un supposé complot antigouvernemental fomenté au Kenya entre 2021 et 2024.
S’il est reconnu coupable, le célèbre avocat encourt la prison à vie. Devant le juge, l’accusé a vivement rejeté ces allégations, dénonçant une parodie de justice : « J’étais l’avocat de la défense dans cette affaire. Comment pourrais-je être impliqué dans un dossier où j’exerçais mes fonctions ? », s’est-il insurgé.
Cette inculpation survient après un enlèvement présumé en début de semaine. Selon sa famille, des militaires ont pris d’assaut sa propriété avant de l’embarquer de force. La disparition a rapidement pris une tournure politique majeure lorsque le général Muhoozi Kainerugaba, chef d’état-major de l’armée et fils du président Yoweri Museveni, a publié sur le réseau social X des photos de l’avocat les yeux bandés, promettant publiquement de lui infliger « toute la souffrance » possible.
Aujourd’hui incarcéré à la prison de Luzira, l’état de santé de Lukwago suscite de vives inquiétudes. Son conseil, Me Medard Sseggona, affirme que son client a subi des « tortures inimaginables » et réclame une libération sous caution médicale fixée au 22 juin 2026.
Pour les organisations de défense des droits humains et le député d’opposition Lulume Bayiga, cette affaire illustre la mainmise croissante de l’armée et du clan présidentiel sur les institutions, s’apparentant à un « coup d’État discret » pour museler toute dissidence. Le rôle omniprésent du général Muhoozi Kainerugaba dans cette arrestation fragilise un peu plus la façade démocratique de Kampala et crispe la communauté internationale.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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