Actualité Africaine / Zimbabwe : Bras de fer constitutionnel à Harare autour du mandat présidentiel.

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Un documentaire de Agence Presse Audio


La tension politique s’intensifie au Zimbabwe. Malgré un premier revers crucial devant la Cour constitutionnelle, les opposants à une prolongation du mandat du président Emmerson Mnangagwa refusent de capituler et promettent une guérilla judiciaire.

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18 Juin 2026


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La tension politique s’intensifie au Zimbabwe. Malgré un premier revers crucial devant la Cour constitutionnelle, les opposants à une prolongation du mandat du président Emmerson Mnangagwa refusent de capituler et promettent une guérilla judiciaire. Le feuilleton juridique a franchi un cap décisif le mercredi 17 juin 2026.

La plus haute juridiction du pays a rejeté le recours des anciens combattants qui contestaient le projet de réforme constitutionnelle. Ce texte controversé prévoit d’allonger le mandat présidentiel de cinq à sept ans et de supprimer l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct. Si cette révision aboutit, elle ouvrirait la voie à un maintien au pouvoir d’Emmerson Mnangagwa jusqu’en 2030, provoquant une levée de boucliers de l’opposition et de la société civile.

Loin d’être résigné, Lovemore Madhuku, l’avocat des anciens combattants, a immédiatement annoncé la poursuite de l’offensive. Tout en actant la décision de la Cour, la défense prévoit de porter l’affaire devant la Haute Cour et de formuler un nouveau recours constitutionnel dès le vote de l’Assemblée nationale. Pour les détracteurs du régime, l’enjeu dépasse le simple texte de loi.

L’analyste politique Precious Shumba y voit ainsi « l’érosion du système judiciaire par l’exécutif » et un recul dramatique pour la démocratie zimbabwéenne. Dans le camp présidentiel, le ton est à la célébration d’une victoire légale. Silvesta Hashiti, l’avocat du chef de l’État, a salué un verdict confirmant la conformité des démarches gouvernementales, balayant les accusations d’irrégularité.

Le pouvoir a désormais le champ libre pour soumettre sa réforme au Parlement, sous l’œil d’une opposition prête à jouer ses dernières cartes. Le passage annoncé d’un scrutin direct à un vote parlementaire pour élire le président cristallise toutes les craintes d’un verrouillage démocratique à Harare.

Texte et récit : Silvère Bossiei