Actualité africaine / RDC : la société civile réclame un soutien psychologique pour les familles endeuillées de Bukavu.

Actualité africaine / RDC : la société civile réclame un soutien psychologique pour les familles endeuillées de Bukavu.

Actualité africaine / RDC : la société civile réclame un soutien psychologique pour les familles endeuillées de Bukavu.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Une semaine après l’incendie qui a fait 27 morts à Bukavu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), les conséquences du drame restent lourdes pour les familles touchées. La société civile du Sud-Kivu demande désormais la mise en place d’un accompagnement psychologique pour les proches des victimes.

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18 Septembre 2026


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Une semaine après l’incendie qui a fait 27 morts à Bukavu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), les conséquences du drame restent lourdes pour les familles touchées. La société civile du Sud-Kivu demande désormais la mise en place d’un accompagnement psychologique pour les proches des victimes.

Le Collectif des organisations de la société civile du Sud-Kivu pour la paix a lancé cet appel jeudi 17 septembre 2026. Il souhaite notamment que les familles ayant perdu un enfant bénéficient d’un soutien adapté pour faire face au traumatisme.

Selon Hypocrate Marume, membre du collectif cité par Radio Okapi, plusieurs familles doivent également composer avec la perte de leur logement et de leurs moyens de subsistance. L’organisation appelle ainsi le gouvernement et les acteurs humanitaires présents à Bukavu à renforcer leur assistance.

Le drame avait frappé le quartier Chimpunda le 10 septembre. Un incendie parti, selon la société civile, d’une maison d’habitation s’était propagé aux complexes scolaires Furaha et Ujamaa. La panique provoquée par les flammes avait entraîné des bousculades parmi les élèves. Certains avaient également été victimes d’asphyxie.

Le bilan, initialement annoncé à 26 morts par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), a ensuite été réévalué à 27 décès par les autorités politico-administratives locales. Les victimes ont été inhumées le 14 septembre au cimetière Ruzizi, à Bukavu.

L’UNICEF avait, dès le lendemain du drame, souligné les conséquences psychologiques de l’incendie sur les enfants et les familles. L’organisation avait annoncé la mise en place, avec ses partenaires, d’un soutien en santé mentale et psychosocial, ainsi que des actions pour permettre aux élèves affectés de poursuivre leur scolarité. Onze enfants séparés de leurs parents avaient alors été réunis avec leurs familles.

La société civile attire également l’attention sur les soignants mobilisés lors de la prise en charge des victimes. Elle estime que certains d’entre eux pourraient eux aussi avoir besoin d’un accompagnement psychologique après avoir été confrontés aux conséquences du drame.

Au-delà du traumatisme des familles, la question de la prévention reste posée à Bukavu, une ville régulièrement touchée par des incendies. Plus de 500 maisons auraient notamment été détruites lors du sinistre du 10 septembre, selon des notables locaux cités par Radio Okapi.

Texte : La plume de la Bagoué