Actualité africaine. Centrafrique : élections du 28 décembre, entre assurances officielles et inquiétudes persistantes.

Actualité africaine. Centrafrique : élections du 28 décembre, entre assurances officielles et inquiétudes persistantes.

Actualité africaine. Centrafrique : élections du 28 décembre, entre assurances officielles et inquiétudes persistantes.

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Près de 2,3 millions de Centrafricains sont attendus aux urnes le 28 décembre 2025, pour la présidentielle, les législatives, les régionales et les municipales.

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16 Décembre 2025


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Près de 2,3 millions de Centrafricains sont attendus aux urnes le 28 décembre 2025, pour la présidentielle, les législatives, les régionales et les municipales. La campagne électorale doit s’achever le 26 décembre à minuit. L’Autorité nationale des élections (ANE) affirme être prête à organiser l’ensemble de ces scrutins.

Appuyée par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) pour le déploiement du matériel sensible, l’ANE se veut rassurante. Son rapporteur et porte- parole Dimy Bodman Zitongo assure qu’aucun élément ne remet en cause, à ce stade, la tenue des élections à la date prévue. Cette position officielle est toutefois contestée par l’opposition.

Celle-ci dénonce notamment l’absence prolongée de Huguette Ndindi, responsable du centre de traitement des données électorales. Éloignée de son poste depuis plusieurs mois, sa situation divise les commissaires, certains souhaitant faire constater officiellement son absence tandis que d’autres craignent une crise institutionnelle. L’opposition accuse également l’ANE de ne pas avoir respecté le chronogramme électoral. La cartographie récemment publiée des bureaux de vote alimente les doutes, tout comme le découpage des circonscriptions régionales jugé imparfait. Des candidats aux législatives évoquent en outre des omissions sur les listes électorales et affirment que certaines localités ont été exclues, ce qui aurait un impact direct sur leurs chances.

En réponse, le porte-parole de l’Autorité nationale des élections annonce qu’une communication officielle sera faite et précise que ces critiques émanent de l’Union pour le renouveau centrafricain, formation de l’opposition. Les organisations de la société civile font également part de leurs inquiétudes. Joseph Bindoumi, président d’une mission d’observation regroupant plusieurs structures, redoute un déficit d’information des électeurs, en particulier sur les modalités de vote aux municipales, et annonce une vigilance renforcée sur les listes électorales.

Parallèlement, les dossiers de candidature ont été examinés par l’ANE et par les juridictions administratives au regard des exigences constitutionnelles et du Code électoral. Le Conseil constitutionnel devra à son tour se prononcer afin de garantir la crédibilité des institutions qui seront issues du scrutin. Malgré ces tensions, les autorités maintiennent le calendrier électoral. Les demandes de report formulées par l’opposition ne semblent pas, à ce stade, trouver d’écho.

Texte : La plume de la Bagoué