Économie : Sous pression budgétaire, l’AFD réduit encore son engagement en Afrique.
Économie : Sous pression budgétaire, l’AFD réduit encore son engagement en Afrique.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Confrontée à un resserrement durable des finances publiques, l’Agence française de développement (AFD) se voit contrainte de réduire ses investissements en Afrique.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
16 Décembre 2025
Réalisation
Agence Presse Radio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Confrontée à un resserrement durable des finances publiques, l’Agence française de développement (AFD) se voit contrainte de réduire ses investissements en Afrique. Si l’institution est parvenue à préserver en 2025 son volume global d’activité, la part allouée au continent enregistre un net recul ; une tendance qui devrait se confirmer en 2026.
Dans un contexte marqué par une forte diminution de l’Aide publique au développement (APD) décidée par le gouvernement français, avec près de deux milliards d’euros en moins, soit un tiers de l’enveloppe totale, l’AFD a maintenu ses engagements à hauteur de 13,7 milliards d’euros en 2025, un niveau proche de celui de 2024. Cette stabilité apparente dissimule toutefois un profond rééquilibrage géographique ; les financements destinés à l’Afrique ayant chuté à 4 milliards d’euros, contre 6 milliards l’année précédente.
Les perspectives pour l’année prochaine confirment cette orientation. L’exécutif envisage en effet une nouvelle réduction de 700 millions d’euros de l’APD en 2026, sur un total de 3,7 milliards d’euros, ce qui laisse présager un nouveau recul des projets menés en Afrique. Ces décisions successives alimentent l’inquiétude, voire la colère, des Organisations non gouvernementales (ONG), dont une part importante dépend des financements publics.
Les conséquences sont d’ores et déjà perceptibles. Le nombre de projets soutenus par l’AFD est passé d’environ 1 250 en 2024 à près de 1 000 en 2025. Les investissements consacrés à la lutte contre le changement climatique diminuent légèrement pour atteindre 7,4 milliards d’euros, contre 7,7 milliards un an plus tôt. À l’inverse, les engagements de la France dans ses territoires ultramarins progressent sensiblement, portés notamment par l’octroi d’un prêt de 800 millions d’euros à la Nouvelle-Calédonie, garanti par l’État.
Texte : La plume de la Bagoué
Récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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