Actualité nationale : Le cyberactiviste Ibrahim Zigui condamné à cinq ans de prison.
Actualité nationale : Le cyberactiviste Ibrahim Zigui condamné à cinq ans de prison.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le cyberactiviste ivoirien Ibrahim Zigui, proche de l’opposition et connu pour ses critiques du pouvoir sur les réseaux sociaux, a été condamné à cinq ans de prison ferme par la justice ivoirienne.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
19 Mai 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le cyberactiviste ivoirien Ibrahim Zigui, proche de l’opposition et connu pour ses critiques du pouvoir sur les réseaux sociaux, a été condamné à cinq ans de prison ferme par la justice ivoirienne. Le verdict, rendu lundi 18 mai 2026, s’accompagne d’une amende de 20 millions de francs CFA, plus de huit mois après son arrestation en septembre 2025 dans un climat politique tendu à l’approche de la présidentielle.
Reconnu coupable de provocation à l’insurrection et de troubles à l’ordre public, le sympathisant du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a été sanctionné pour des publications jugées subversives par les autorités. Son avocat, Me Ange Rodrigue Dadjé, a annoncé que la défense ferait appel, estimant la peine particulièrement sévère.
Très suivi sur TikTok et Facebook, Ibrahim Zigui relayait régulièrement des contenus favorables à l’opposition et critiques envers la gouvernance. Les poursuites portent notamment sur un appel lancé fin août 2025 invitant les Ivoiriens à porter le maillot des Éléphants et à se rassembler dans des lieux publics lors de la publication de la liste définitive des candidats à la présidentielle, un message interprété par les autorités comme un risque de trouble à l’ordre public.
Son arrestation, en septembre 2025, avait suscité une vive polémique. Ses proches avaient dénoncé un enlèvement après sa disparition avant sa réapparition au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA), tandis que les autorités assuraient qu’il faisait l’objet d’une procédure judiciaire régulière.
Cette condamnation intervient dans un contexte marqué par des arrestations de militants de l’opposition après la présidentielle d’octobre 2025, scrutin marqué par des tensions et l’exclusion de plusieurs figures politiques, dont Laurent Gbagbo. Quelques jours avant le verdict, l’ancien président avait publiquement évoqué le cas d’Ibrahim Zigui et appelé à la libération des opposants détenus.
Texte : La plume de la Bagoué



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