BIEN-ÊTRE / Espagne : le premier pays d’Europe à reconnaître officiellement le congé menstruel payé.
BIEN-ÊTRE / Espagne : le premier pays d’Europe à reconnaître officiellement le congé menstruel payé.
Un documentaire de Agence Presse Audio
L’Espagne franchit une étape historique et s’impose comme pionnière en Europe en instaurant un congé menstruel payé, destiné aux personnes souffrant de douleurs menstruelles invalidantes.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
12 Décembre 2025
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
L’Espagne franchit une étape historique et s’impose comme pionnière en Europe en instaurant un congé menstruel payé, destiné aux personnes souffrant de douleurs menstruelles invalidantes. Une mesure inédite sur le continent, votée le jeudi 16 février 2023 par 185 voix contre 154 (3 abstentions), qui marque un tournant dans la reconnaissance de la santé menstruelle comme enjeu médical réel.
Une avancée majeure pour la santé des femmes
Désormais pleinement en vigueur, la loi permet d’obtenir jusqu’à trois jours d’arrêt par mois, prolongeables à cinq jours en cas de symptômes sévères ou de pathologies comme l’endométriose. Contrairement aux arrêts maladie classiques, ce congé n’entraîne aucune perte de salaire : il est entièrement financé par la Sécurité sociale espagnole, protégeant ainsi les travailleuses de toute forme de pénalisation professionnelle. Cette disposition érige les douleurs menstruelles en situation spéciale d’incapacité temporaire, reconnaissant leur caractère parfois invalidant et éliminant un biais longtemps présent dans le monde du travail. La durée précise de l’arrêt reste définie par un médecin, garantissant une prise en charge personnalisée.
Une réforme symbolique et structurante
En rejoignant des pays comme le Japon, l’Indonésie ou la Zambie, l’Espagne ouvre la voie en Europe et affirme une ambition claire : lever le tabou des règles douloureuses et améliorer les droits reproductifs. Cette loi s’intègre dans un ensemble de réformes plus larges visant à moderniser la politique de santé, renforcer l’accès aux soins et mieux prendre en compte les réalités biologiques féminines.
Saluée par les organisations de défense des droits des femmes, la mesure promet d’améliorer la qualité de vie et la capacité de travail de milliers de personnes, longtemps contraintes de supporter en silence des douleurs parfois invalidantes. L’Espagne envoie ainsi un signal fort : la santé menstruelle est une question de dignité, de justice sociale et de santé publique.
Texte et récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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