CULTURE / Djéguélé Festival 2026 : Boundiali entre en transe pour un jubilé d’étain historique.

CULTURE / Djéguélé Festival 2026 : Boundiali entre en transe pour un jubilé d’étain historique.

CULTURE / Djéguélé Festival 2026 : Boundiali entre en transe pour un jubilé d’étain historique.

Un documentaire de Agence Presse Audio


À Boundiali, le bois ne dort jamais. Il vibre, il chante, il raconte. Et en cette fin de mars 2026, il s’apprête à résonner plus fort que jamais. Le Djéguélé Festival célèbre sa 10ᵉ édition, un jubilé d’étain, avec une promesse claire : dépasser le simple cadre festif pour s’imposer comme une véritable odyssée culturelle.

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24 Mars 2026


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À Boundiali, le bois ne dort jamais. Il vibre, il chante, il raconte. Et en cette fin de mars 2026, il s’apprête à résonner plus fort que jamais.  Le Djéguélé Festival célèbre sa 10ᵉ édition, un jubilé d’étain, avec une promesse claire : dépasser le simple cadre festif pour s’imposer comme une véritable odyssée culturelle. Du 28 mars au 04 avril 2026, la capitale de la Bagoué deviendra l’épicentre mondial du balafon. Pendant une semaine, traditions séculaires et créations contemporaines fusionneront dans une ambiance où chaque note sera un hommage à l’âme sénoufo. 

Le lancement officiel se tiendra sur l’esplanade du tout nouveau Palais de la Culture de Boundiali, sous un thème ambitieux : « Djéguélé Festival entre mémoire, création et transmission : enjeux et perspectives d’un musée consacré aux cultures des peuples du balafon à Boundiali ». Bien plus qu’un anniversaire, ce jubilé consacre dix années d’un combat culturel mené avec passion : faire du balafon, inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, un levier d’intégration sous-régionale entre la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Mali. Ici, chaque vibration du bois sacré devient langage universel, chaque performance, un pont entre les peuples.

Mais le Djéguélé, c’est aussi le spectacle dans toute sa splendeur. L’édition 2026 déroule un programme riche et soigneusement orchestré : concours de beauté pour célébrer l’élégance locale, compétitions de danse et de balafon où s’affronteront les meilleurs virtuoses, et conférences-débats pour interroger le rôle stratégique de la culture dans le développement des territoires. Le point culminant ? Trois nuits de concerts sous les étoiles, où les maîtres du balafon feront parler le bois comme jamais. 

Parmi les têtes d’affiche attendues : Néba Solo, Abdoulaye Diabaté, Pcha du Mali ; Djarabikan Balafon, Aïcha Traoré, Nékobala de la Côte d’Ivoire ; et Bolomakoté, Jahkasa du Burkina Faso, ou encore les ensembles emblématiques venus de toute l’Afrique de l’Ouest. Une programmation dense, enracinée et résolument vibrante. Côté logistique, tout est calibré pour une expérience immersive : une esplanade de 10 000 places, une scène couverte ultramoderne et un dispositif technique de dernière génération.

Et pour rendre l’événement accessible, les tarifs restent symboliques,1000 Francs CFA pour le grand public, 2000 Francs CFA pour les VIP, une véritable invitation populaire à célébrer l’héritage commun. En dix ans, le Djéguélé Festival a franchi un cap. D’événement local, il est devenu un instrument de diplomatie culturelle, un espace où se redéfinit l’identité ouest-africaine dans toute sa richesse et sa modernité. Le 28 mars, Boundiali ne sera pas seulement une ville en fête. Elle sera une scène vivante, un cœur battant, une mémoire en mouvement. Et si le balafon est une voix, alors cette 10ᵉ édition sera son cri le plus puissant.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN