CULTURE/ MASA 2026 : Abidjan, carrefour stratégique d’une diplomatie culturelle africaine en pleine renaissance.

CULTURE/ MASA 2026 : Abidjan, carrefour stratégique d’une diplomatie culturelle africaine en pleine renaissance.

CULTURE/ MASA 2026 : Abidjan, carrefour stratégique d’une diplomatie culturelle africaine en pleine renaissance.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Abidjan confirme une fois de plus, son statut de capitale culturelle du continent. En marge de la 14ᵉ édition du Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan (MASA), une rencontre discrète mais hautement stratégique s’est tenue le jeudi 16 avril 2026, au cabinet de la Tour B du Ministère de la Culture et de la Francophonie.

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17 Avril 2026


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Abidjan confirme une fois de plus, son statut de capitale culturelle du continent. En marge de la 14ᵉ édition du Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan (MASA), une rencontre discrète mais hautement stratégique s’est tenue le jeudi 16 avril 2026, au cabinet de la Tour B du Ministère de la Culture et de la Francophonie. 

À l’initiative de la ministre ivoirienne, Françoise Remarck, cette audience a réuni deux figures clés de la politique culturelle africaine : Juelma Cubala, ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports de Guinée-Bissau, et Ngola Marie-Françoise Ramadan-Mamata, ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme de la République centrafricaine. Derrière le protocole, l’enjeu est clair : repositionner la culture comme levier structurant de coopération régionale.

Un savoir-faire ivoirien qui séduit

Au cœur des échanges, la Côte d’Ivoire n’a pas seulement joué son rôle d’hôte. Elle s’est affirmée comme modèle. Le ministère a exposé ses priorités stratégiques, mettant en lumière des initiatives à forte valeur patrimoniale, notamment : la valorisation du tissage des pagnes, symbole d’identité et de transmission, la reconnaissance des Trésors Humains Vivants, garants du patrimoine immatériel. Ces éléments, loin d’être anecdotiques, traduisent une volonté de structurer une économie culturelle durable, capable de générer de la valeur tout en préservant les racines africaines.

Des accords concrets, au-delà des intentions

La rencontre n’est pas restée au stade des déclarations diplomatiques. Des décisions opérationnelles ont été actées : Avec la République centrafricaine : un engagement clair pour renforcer immédiatement la coopération culturelle. Avec la Guinée-Bissau : la pose des jalons d’un partenariat futur, avec la mise en place de points focaux pour assurer le suivi et l’exécution des projets. Un mécanisme essentiel pour éviter que ces échanges ne restent lettre morte, un écueil fréquent dans les coopérations interétatiques.

Le MASA, plus qu’un festival : un outil d’influence. Ce type de rencontre confirme que le MASA dépasse largement son rôle de vitrine artistique. Il s’impose désormais comme un instrument de diplomatie culturelle, où se négocient alliances, stratégies et visions communes. Dans un contexte où l’Afrique cherche à renforcer son soft power, la culture devient un terrain privilégié pour affirmer une identité collective forte et compétitive à l’échelle mondiale.

Une dynamique africaine en marche

En consolidant ces liens, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau et la République centrafricaine envoient un signal fort : celui d’une Afrique qui coopère, qui partage et qui construit ensemble. Et si les décisions prises à huis clos trouvent leur traduction sur le terrain, cette rencontre pourrait bien marquer le début d’un nouveau chapitre pour la coopération culturelle africaine. Car, à Abidjan, ce ne sont pas seulement des œuvres qui circulent, ce sont des visions qui s’alignent.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN