Drame au Kivu : Kinshasa accuse Kigali d’un massacre de 1 500 civils.

Drame au Kivu : Kinshasa accuse Kigali d’un massacre de 1 500 civils.

Drame au Kivu : Kinshasa accuse Kigali d’un massacre de 1 500 civils.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le ton monte d’un cran entre Kinshasa et Kigali. Dans un communiqué cinglant publié mercredi 24 décembre 2025, le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) accuse officiellement le Rwanda d’avoir orchestré le massacre de plus de 1 500 civils depuis le début du mois de décembre.

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02 Janvier 2026


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Le ton monte d’un cran entre Kinshasa et Kigali. Dans un communiqué cinglant publié mercredi 24 décembre 2025, le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) accuse officiellement le Rwanda d’avoir orchestré le massacre de plus de 1 500 civils depuis le début du mois de décembre. Cette escalade meurtrière coïncide avec la nouvelle offensive de la milice M23, soutenue par le régime rwandais. 

Selon les autorités congolaises, ce bilan tragique résulte de l'usage combiné de bombes et de drones kamikazes. Cette agression survient malgré la signature, le 4 décembre, d'un accord de paix miraculeux sous l'égide de Washington. Un espoir de courte durée : dès le 10 décembre, le M23 s'emparait de la ville stratégique d'Uvira, poussant 80 000 personnes à fuir vers le Burundi voisin. Une menace sur le cœur minier du pays Au-delà du désastre humanitaire qui compte déjà un demi-million de déplacés au Sud-Kivu, l'inquiétude est désormais économique.

Kinshasa dénonce l'envoi de trois nouveaux bataillons rwandais visant l'axe stratégique de Kalemie. Si le M23 pénétrait dans la province du Tanganyika, il menacerait directement l'ex-Katanga, poumon minier et financier vital pour le Trésor congolais. Sur le terrain, la confusion règne. Si les rebelles ont annoncé un retrait d'Uvira le 17 décembre sous la pression internationale, Washington et Kinshasa dénoncent un trompe-l'œil.

Des témoignages locaux confirment la présence persistante d'éléments du M23 en civil au sein de la population. Malgré les récentes contre-offensives de l'armée régulière, la stabilité de l'est de la RDC semble plus que jamais compromise par cette violation flagrante des engagements diplomatiques.

Texte et récit : Sam Rivers