Energie/ Cobalt : la RDC rouvre les vannes après un bras de fer réussi avec les marchés.

Energie/ Cobalt : la RDC rouvre les vannes après un bras de fer réussi avec les marchés.

Energie/ Cobalt : la RDC rouvre les vannes après un bras de fer réussi avec les marchés.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Kinshasa met fin à dix mois de sevrage volontaire. La République démocratique du Congo (RDC) a officialisé, ce mercredi 24 décembre 2025, la reprise de ses exportations de cobalt, suspendues depuis le 22 février.

1:44 Ecouter

Un documentaire de

Agence Presse Audio


Mise en ligne

24 Décembre 2025


Réalisation

Agence Presse Audio


Mise en onde & mix

Agence Presse Audio


Illustration

Agence Presse Audio


Production

Agence Presse Audio

Kinshasa met fin à dix mois de sevrage volontaire. La République démocratique du Congo (RDC) a officialisé, ce mercredi 24 décembre 2025, la reprise de ses exportations de cobalt, suspendues depuis le 22 février. Ce gel stratégique visait à stopper l’hémorragie des cours mondiaux d’un minerai devenu le nerf de la guerre de la transition énergétique. 

Face à des prix divisés par quatre en trois ans atteignant leur plus bas niveau en huit ans l’Autorité de régulation des substances stratégiques avait opté pour un choc d’offre. Initialement prévue pour quatre mois, la mesure a été prolongée pour forcer un rééquilibrage du marché. Le résultat est spectaculaire : la tonne de cobalt a bondi de 22 000 $ à plus de 54 000 $.

En contrôlant 76 % de la production mondiale (soit 220 000 tonnes en 2024 selon l’USGS), la RDC a démontré sa capacité à influencer seule, les prix de l'industrie des batteries électriques. Cette manne repose principalement sur deux piliers industriels du Katanga (sud-est) : Les mines de Tenke Fungurume et de Kisandu ; L’exploitation massive opérée par le géant chinois CMOC.

Cette reprise des ventes intervient alors que la demande mondiale pour les véhicules électriques reste forte. En réussissant à doubler le prix du métal bleu par une simple décision administrative, la RDC s'affirme non plus seulement comme un fournisseur, mais comme le véritable régulateur du secteur. Une démonstration de force qui pourrait redéfinir les relations entre Kinshasa et ses partenaires internationaux.

Texte et récit : Silvère Bossiei