FAITS DIVERS / Actes de vandalisme : quand les lieux de culte en Afrique sont profanés par des individus sans foi ni loi.
FAITS DIVERS / Actes de vandalisme : quand les lieux de culte en Afrique sont profanés par des individus sans foi ni loi.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Une vague d’indignation traverse actuellement plusieurs communautés chrétiennes en Afrique, après des actes de vandalisme et de profanation visant des lieux de culte en Côte d’Ivoire et en République démocratique du Congo(RDC).
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
22 Juillet 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Une vague d’indignation traverse actuellement plusieurs communautés chrétiennes en Afrique, après des actes de vandalisme et de profanation visant des lieux de culte en Côte d’Ivoire et en République démocratique du Congo(RDC). Premier choc, à Abidjan. Dans la nuit du mercredi 15 juillet 2026, la paroisse Sainte-Bernadette de Marcory-Est a été le théâtre d’un acte d’une rare violence. Deux individus, armés d’une hache, se sont introduits dans l’enceinte de l’église et ont méthodiquement détruit la statue de la sainte patronne. Une scène de désolation qui a profondément bouleversé les fidèles.
Selon plusieurs témoignages, l’un des assaillants aurait affiché une attitude provocatrice, assumant pleinement son geste face aux paroissiens tentant de l’arrêter. Alertés par le bruit, certains fidèles ont permis l’interpellation de l’un des suspects, remis aux forces de l’ordre, tandis que son complice a pris la fuite.
Au-delà des dégâts matériels, cet acte soulève de vives inquiétudes sur la sécurité des lieux de culte. La paroisse appelle désormais à une vigilance collective : « chacun doit être le protecteur de l’autre ». Pendant ce temps, en République démocratique du Congo, à Niangara dans le Haut-Uele, un autre acte tout aussi choquant a été signalé dans la nuit du 14 au 15 juillet. La paroisse Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus a été profanée. Des individus non identifiés ont emporté le tabernacle, objet sacré contenant les hosties consacrées, avant de l’abandonner dans la broussaille, à près de 300 mètres de l’église.
Mais les faits ne s’arrêtent pas là. Les assaillants auraient forcé la sacristie, consommé les hosties et bu le vin liturgique, un geste perçu comme une atteinte grave à la foi catholique. Face à cette profanation, le diocèse d’Isiro-Niangara a décidé de fermer temporairement l’église, le temps d’accomplir les rites de réparation spirituelle. Les célébrations sont désormais délocalisées au couvent des Sœurs de Niangara I.
Le vicaire paroissial, le Père Jean-Marie Matsaga, appelle au calme et à la prière : « Face à cet acte grave, restons dans la foi et la réparation spirituelle ». Deux pays, deux drames, un même constat : les lieux de culte, censés être des refuges de paix, deviennent des cibles. Alors que les enquêtes se poursuivent pour identifier les auteurs, une question demeure : jusqu’où ira cette montée d’actes qui heurtent profondément le sacré et le vivre-ensemble ?
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



0 Commentaire(s)