Ouganda : La traque de Bobi Wine, l’ombre d’un régime sans partage.
Ouganda : La traque de Bobi Wine, l’ombre d’un régime sans partage.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Depuis la réélection contestée de Yoweri Museveni, l’icône de l’opposition ougandaise a basculé dans la clandestinité. Entre menaces de mort et accusations de terrorisme, la figure de proue du changement défie un pouvoir en place depuis près de quarante ans.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
22 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Depuis la réélection contestée de Yoweri Museveni, l’icône de l’opposition ougandaise a basculé dans la clandestinité. Entre menaces de mort et accusations de terrorisme, la figure de proue du changement défie un pouvoir en place depuis près de quarante ans.
Kampala a retrouvé son tumulte habituel, mais sous le vernis de la normalité, la traque politique bat son plein. Bobi Wine, l’ex-star du reggae devenue le principal rival du président, est aujourd’hui un homme invisible. Pour échapper à une énième assignation à résidence, comme celle subie lors du scrutin de 2021, l’opposant vit caché, protégé par un réseau de « citoyens ordinaires » qui assurent sa survie.
Au cœur de cette tension : la succession dynastique qui se dessine. « Être candidat contre son fils n’est pas un crime », a confié Bobi Wine à l’AFP, visant directement Muhoozi Kainerugaba, le fils du président, dont les menaces publiques à son encontre ont récemment provoqué un tollé.
Propulsé par une victoire officielle de 72 %, Yoweri Museveni entame un septième mandat dans un climat de suspicion généralisée. Si les observateurs internationaux pointent du doigt de multiples irrégularités, le « Vieux Lion », au pouvoir depuis 1986, reste inflexible. Sa stratégie de communication est rodée : assimiler toute contestation à du « terrorisme » pour légitimer une répression systématique.
Après 38 ans de règne, le pouvoir ougandais semble avoir normalisé l’usage de la force. En qualifiant ses adversaires de déstabilisateurs, Museveni tente de museler une jeunesse qui ne se reconnaît plus dans sa présidence, tandis que Bobi Wine, depuis sa cachette, demeure le symbole d’une résistance qui refuse de s’éteindre.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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