Ouganda : Le régime de Museveni fait barrage à une messe pour l’opposant Kizza Besigye.
Ouganda : Le régime de Museveni fait barrage à une messe pour l’opposant Kizza Besigye.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Nouveau bras de fer à Kampala. Sous la pression directe de la présidence, une cérémonie religieuse prévue en soutien à l’opposant historique Kizza Besigye, détenu depuis novembre 2024, a été annulée le lundi 23 février 2026.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
24 Février 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Nouveau bras de fer à Kampala. Sous la pression directe de la présidence, une cérémonie religieuse prévue en soutien à l’opposant historique Kizza Besigye, détenu depuis novembre 2024, a été annulée le lundi 23 février 2026. Un épisode qui illustre le durcissement du pouvoir face à toute forme de contestation, même spirituelle.
Le rassemblement devait se tenir à la cathédrale Rubaga de Kampala. Fidèles et proches s'étaient déjà réunis pour prier pour la santé et la libération de l'ancien candidat à la présidentielle. Mais l'office n'aura jamais lieu. Selon Winnie Byanyima, épouse de l’opposant et directrice exécutive de l’ONUSIDA, l’archevêque Paul Ssemogerere aurait reçu un appel personnel du président Yoweri Museveni exigeant l’annulation immédiate du culte.
Une « question politique » prioritaire sur la foi ?
Pour justifier cette interdiction, les autorités ougandaises invoquent la nécessité d’une « enquête préalable », arguant que l’événement relève d’une « question politique » sensible. Une explication vigoureusement dénoncée par Winnie Byanyima, qui y voit une atteinte flagrante à la liberté de culte. « Prier pour un prisonnier est devenu un acte subversif », s’indignent les soutiens de l’opposant sur les réseaux sociaux.
Quinze mois de calvaire judiciaire
Le sort de Kizza Besigye inquiète la communauté internationale. Ancien médecin personnel de Museveni devenu son plus farouche adversaire, il avait été enlevé à Nairobi, au Kenya, en novembre 2024, avant de réapparaître devant un tribunal militaire ougandais pour répondre d'accusations de « trahison ».
Incarcéré depuis environ quinze mois, l’opposant verrait son état de santé se dégrader de manière préoccupante. Malgré plusieurs requêtes, la justice ougandaise refuse systématiquement sa remise en liberté sous caution. En empêchant ce moment de recueillement, le pouvoir de Kampala semble vouloir étouffer tout symbole de ralliement autour de celui qui incarne, depuis deux décennies, la résistance au régime.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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