Sécurité régionale : la CEDEAO déploie son bouclier anti-terroriste.
Sécurité régionale : la CEDEAO déploie son bouclier anti-terroriste.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Face à l’expansion inexorable de la menace djihadiste, l’Afrique de l’Ouest passe enfin à l’offensive. Les chefs militaires de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont acté, lors d’un Sommet stratégique à Freetown fin février 2026, la création d’une force d’intervention de 2 000 hommes.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
04 Mars 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Face à l’expansion inexorable de la menace djihadiste, l’Afrique de l’Ouest passe enfin à l’offensive. Les chefs militaires de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont acté, lors d’un Sommet stratégique à Freetown fin février 2026, la création d’une force d’intervention de 2 000 hommes. Ce projet, en gestation depuis plusieurs années, vise à endiguer l'influence des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique qui déstabilisent le Sahel et menacent désormais les pays côtiers.
Le défi est immense, d'autant que le cœur de l'insurrection se situe au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Ces trois nations, ayant rompu avec l'organisation régionale après leurs coups d'État respectifs, ne participeront pas officiellement à cette force. Pourtant, sur le terrain, l'heure est au réalisme : « Ils se trouvent à l'épicentre du combat, ils doivent être inclus », a confié un chef d'état-major à l'AFP, plaidant pour une coopération de fait avec l'alliance formée par ces trois pays.
La structure de cette nouvelle unité se veut flexible. Les soldats resteront stationnés dans leurs pays d'origine, prêts à être projetés, tandis que la Sierra Leone servira de base logistique centrale. Outre le terrorisme, le mandat de la force englobe la lutte contre la criminalité transnationale organisée et l'insécurité maritime, dessinant un tableau inquiétant de la porosité des frontières ouest-africaines.
Si le nombre de troupes par pays contributeur a été arrêté, le nerf de la guerre, le financement reste le dernier verrou à lever. Alors que la CEDEAO n'a pas encore publié de communiqué officiel, les diplomates s'activent pour garantir la pérennité budgétaire d'une force qui se veut le dernier rempart contre l'embrasement total de la sous-région. Le Sahel attend désormais de voir si cette solidarité militaire saura transformer l'essai sur le terrain.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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