SANTÉ / Turquie : Césariennes sous pression, plus de 100 médecins sanctionnés, le bras de fer s’intensifie.
SANTÉ / Turquie : Césariennes sous pression, plus de 100 médecins sanctionnés, le bras de fer s’intensifie.
Un documentaire de Agence Presse Audio
En Turquie, le débat autour de l’accouchement prend une tournure radicale. Plus de 100 gynécologues-obstétriciens ont été sanctionnés par le ministère de la Santé pour avoir pratiqué des césariennes jugées non justifiées, selon le journal « BirGun » le samedi 11 juillet 2026.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
13 Juillet 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
En Turquie, le débat autour de l’accouchement prend une tournure radicale. Plus de 100 gynécologues-obstétriciens ont été sanctionnés par le ministère de la Santé pour avoir pratiqué des césariennes jugées non justifiées, selon le journal « BirGun » le samedi 11 juillet 2026.
Au cœur de cette offensive : une politique nataliste assumée. Lancée en 2025 dans le cadre de la campagne « Décennie de la famille », elle vise à enrayer la baisse des naissances, quitte à encadrer strictement les pratiques médicales. Désormais, les césariennes sont interdites dans les établissements privés sans raison médicale avérée.
Et les chiffres donnent le ton : avec 615 césariennes pour 1.000 naissances en 2023, la Turquie détient le record parmi les 38 pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Une situation que le président Recep Tayyip Erdogan veut inverser, en promouvant l’accouchement dit « naturel ».
Avertissements, amendes, suspensions, formations obligatoires, la riposte est ferme. À Sakarya, au nord-ouest de la capitale turque, Ankara, un médecin a même été licencié puis suspendu six mois, avec obligation de repasser un examen avant toute reprise.
Mais pour Ayse Gultekingil, de l’Association médicale turque, le problème est plus profond : « structurel ». Derrière ces pratiques, des réalités complexes : pression judiciaire, gain de temps, 30 minutes contre parfois 12 heures, et sécurité perçue. Alors, s’agit-il d’un excès médical, ou d’un système sous tension ? Une chose est sûre : en Turquie, donner la vie est désormais aussi une affaire d’État.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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