SOCIÉTÉ / Côte d’Ivoire : L’ONECI et SANT’EGIDIO scellent un pacte pour que « plus aucun enfant ne soit invisible »

SOCIÉTÉ / Côte d’Ivoire : L’ONECI et SANT’EGIDIO scellent un pacte pour que « plus aucun enfant ne soit invisible »

SOCIÉTÉ / Côte d’Ivoire : L’ONECI et SANT’EGIDIO scellent un pacte pour que « plus aucun enfant ne soit invisible »

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Un pas décisif vers un état civil universel et moderne. Le lundi 2 mars 2026, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, l’Office national de l’État civil et de l’Identification (ONECI) et la Communauté SANT’EGIDIO ont signé une convention-cadre visant à garantir l’enregistrement systématique et gratuit des naissances sur toute l’étendue du territoire ivoirien.

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03 Mars 2026


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Un pas décisif vers un état civil universel et moderne. Le lundi 2 mars 2026, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, l’Office national de l’État civil et de l’Identification (ONECI) et la Communauté SANT’EGIDIO ont signé une convention-cadre visant à garantir l’enregistrement systématique et gratuit des naissances sur toute l’étendue du territoire ivoirien. La cérémonie, présidée par le ministre Vagondo Diomandé, s’est tenue au siège du ministère en présence de partenaires institutionnels et d’acteurs de la société civile. Un signal politique fort en faveur de la protection des droits fondamentaux.

Dans un discours solennel, le ministre a rappelé que déclarer une naissance dépasse la simple formalité administrative. « C’est reconnaître juridiquement un enfant, lui garantir l’accès à l’éducation, à la santé, à la protection sociale et, à terme, à la pleine citoyenneté », a-t-il insisté, au nom du président Alassane Ouattara et du gouvernement.

Une stratégie structurée et ambitieuse

Cette convention s’inscrit dans la dynamique de la Stratégie nationale de l’état civil et de l’identification (SNECI). Au cœur du dispositif : sensibilisation communautaire accrue ; ouverture de bureaux d’état civil dans les centres de santé ; dotation des sous-préfectures en registres ; délivrance gratuite d’extraits d’acte de naissance ; numérisation et interconnexion des registres pour sécuriser les données. Pour Ago Christian Kodia, directeur général de l’ONECI, l’objectif est clair : capter 99 % des naissances dans les délais légaux. « Chaque enfant enregistré est un citoyen protégé. Chaque registre numérisé est un pas vers une administration performante », a-t-il souligné.

SANT’EGIDIO, un partenaire opérationnel clé

Représentée par Roberto Zucclini, la Communauté SANT’EGIDIO apportera un appui logistique, technique et financier, avec des mécanismes rigoureux de suivi. L’organisation, déjà active dans plusieurs pays africains sur les questions d’état civil, entend s’appuyer sur les structures existantes pour renforcer leur efficacité. Le ministère assurera l’encadrement réglementaire, tandis que l’ONECI mobilisera ses moyens techniques pour une exécution optimale.

Vers un état civil inclusif et digitalisé

Au-delà des chiffres, cette convention traduit une vision : bâtir un état civil inclusif, fiable et entièrement modernisé. La numérisation des registres apparaît comme un levier stratégique pour sécuriser l’identité des citoyens et améliorer la planification nationale. En Côte d’Ivoire, où l’enregistrement à la naissance conditionne l’accès aux droits sociaux, l’enjeu est majeur. Le 2 mars 2026 restera peut-être comme la date où l’État et la société civile ont décidé, ensemble, qu’aucun enfant ne devait plus jamais naître dans l’ombre administrative. Parce qu’exister juridiquement, c’est déjà commencer à appartenir à la Nation.

Texte et récit :  Marie-Paule N'GUESSAN