SOCIÉTÉ/ Guinée : Sékou Keïta face au tribunal, l’accusé de fraude clame son innocence.
SOCIÉTÉ/ Guinée : Sékou Keïta face au tribunal, l’accusé de fraude clame son innocence.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Les débats ont débuté mercredi 12 août 2026 au Tribunal de première instance de Dixinn dans l’affaire qui oppose le conseiller en communication du ministère de la Justice et des Droits de l’homme, Sékou Keïta, à l’accusation de fraude au concours des auditeurs de justice.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
14 Août 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Les débats ont débuté mercredi 12 août 2026 au Tribunal de première instance de Dixinn dans l’affaire qui oppose le conseiller en communication du ministère de la Justice et des Droits de l’homme, Sékou Keïta, à l’accusation de fraude au concours des auditeurs de justice. À ses côtés comparaît Maciré Camara, candidate au concours. Tous deux ont été placés sous mandat de dépôt 24 heures après les faits présumés.
L’affaire remonte au 8 août. Selon l’accusation, Sékou Keïta aurait introduit dans la salle 16 un sachet contenant une bouteille d’eau et un document sur lequel figurait le traitement du sujet, avant de déposer le tout sur la table de Maciré Camara.
À la barre, la candidate a catégoriquement rejeté toute idée de tricherie. Elle affirme avoir demandé de l’eau pour prendre ses médicaments, précisant être atteinte de drépanocytose. « Je n’ai pas fraudé », a-t-elle martelé, assurant n’avoir été trouvée ni avec un téléphone ni avec un document compromettant.
Sékou Keïta, lui aussi, nie en bloc. Il explique avoir lui-même souhaité être entendu afin de laver son honneur et sa dignité. Face aux questions de la défense, il sort même les grands arguments : « J’ai été major à l’université Cheikh Anta Diop, major à l’université Amadou Hampathé Bâ, à la Sorbonne également, expert en communication certifié, j’ai porté la voix de la magistrature pendant 10 ans. Donc, je ne peux pas permettre de faire un tel acte. »
Mais derrière ces déclarations musclées, une question demeure : qui a réellement déposé le fameux sachet sur la table de la candidate et que contenait exactement le document retrouvé ? Le tribunal de première instance de Dixinn devra désormais démêler les versions contradictoires. Les débats se poursuivent, sous le regard attentif de l’opinion guinéenne, tandis que Sékou Keïta et Maciré Camara continuent de clamer leur innocence.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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