TECHNOLOGIE / France : les réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans dès septembre, un tournant historique.

TECHNOLOGIE / France : les réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans dès septembre, un tournant historique.

TECHNOLOGIE / France : les réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans dès septembre, un tournant historique.

Un documentaire de Agence Presse Audio


C’est une décision qui pourrait rebattre les cartes du numérique en Europe. Depuis le mardi 21 juillet 2026, le Parlement français s’apprête à adopter définitivement une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.

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22 Juillet 2026


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Production

Agence Presse Audio

C’est une décision qui pourrait rebattre les cartes du numérique en Europe. Depuis le mardi 21 juillet 2026, le Parlement français s’apprête à adopter définitivement une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Portée au plus haut sommet de l’État par le président Emmanuel Macron, cette réforme vise à protéger la santé mentale et le développement des adolescents face aux dérives de l’économie de l’attention.

Dans le viseur : les plateformes jugées “nocives”, en raison de leurs contenus ou de leurs puissants algorithmes de recommandation. Désormais, elles devront mettre en place des systèmes fiables et indépendants de vérification de l’âge. Un défi technologique de taille pour les géants du numérique, contraints de revoir leurs mécanismes d’inscription et de contrôle.

En France, les chiffres parlent d’eux-mêmes : les 11-14 ans passent en moyenne 1 heure 47 par jour sur les réseaux sociaux et les messageries. Une immersion quotidienne qui inquiète les autorités sanitaires et éducatives. Résultat, la loi prévoit une entrée en vigueur rapide : dès le 1er septembre, les moins de 15 ans ne pourront plus créer de nouveaux comptes. Quant aux comptes existants, ils seront progressivement supprimés d’ici le 1er janvier 2027.

Fait notable : aucune sanction ne vise les parents ou les enfants. La responsabilité repose entièrement sur les plateformes. Certaines catégories de services, comme les encyclopédies en ligne, les outils éducatifs ou les plateformes de logiciels libres, échappent toutefois à cette interdiction. Concernant YouTube ou WhatsApp, seule leur dimension “réseau social” sera concernée, notamment les commentaires ou les espaces de partage.

Pour garantir l’efficacité du dispositif, plusieurs solutions sont envisagées : recours à France Connect, à Docaposte ou encore à des applications européennes de vérification d’âge basées sur des documents d’identité ou même des selfies analysés par intelligence artificielle.

Mais ce n’est pas tout. Le texte prévoit également une interdiction des téléphones portables dans les lycées à partir de la rentrée 2026-2027, avec quelques exceptions encadrées. En parallèle, une vaste campagne de sensibilisation aux dangers des écrans et à l’addiction numérique sera déployée dans les établissements scolaires, conformément aux recommandations sanitaires.

Après l’Australie, l’Indonésie et la Malaisie, la France pourrait ainsi devenir le premier pays de l’Union européenne à franchir ce cap. Une initiative scrutée de près par ses voisins. Reste une question cruciale : cette barrière numérique protégera-t-elle réellement les jeunes ou ouvrira-t-elle la voie à de nouveaux contournements ? Une chose est sûre : à l’ère du tout-connecté, la bataille pour l’attention des adolescents ne fait que commencer.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN