TECHNOLOGIE / IA : Séoul sort l’artillerie lourde avec un plan titanesque de 1 000 milliards d’euros pour dominer le futur.

TECHNOLOGIE / IA : Séoul sort l’artillerie lourde avec un plan titanesque de 1 000 milliards d’euros pour dominer le futur.

TECHNOLOGIE / IA : Séoul sort l’artillerie lourde avec un plan titanesque de 1 000 milliards d’euros pour dominer le futur.

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La Corée du Sud passe à la vitesse supérieure dans la course mondiale à l’Intelligence artificielle (IA). Lundi 29 juin 2026, le gouvernement a dévoilé un plan d’investissement colossal de plus de 1 000 milliards d’euros sur dix ans, un montant vertigineux équivalant aux deux tiers de son PIB nominal de 2025.

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30 Juin 2026


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La Corée du Sud passe à la vitesse supérieure dans la course mondiale à l’Intelligence artificielle (IA). Lundi 29 juin 2026, le gouvernement a dévoilé un plan d’investissement colossal de plus de 1 000 milliards d’euros sur dix ans, un montant vertigineux équivalant aux deux tiers de son PIB nominal de 2025. Derrière cette ambition : une stratégie claire, presque offensive. Séoul veut consolider son leadership mondial dans les semi-conducteurs et s’imposer comme une superpuissance incontournable de l’IA.

Le projet repose sur deux piliers majeurs. Premier volet : 800 000 milliards de wons (environ 455 milliards d’euros) pour construire quatre méga-usines de semi-conducteurs. Deux seront pilotées par Samsung Electronics, deux autres par SK hynix. Objectif : produire des puces toujours plus performantes, notamment pour l’IA embarquée, la mémoire de nouvelle génération et même les technologies de défense.

Deuxième volet : 1 000 millions de milliards de wons (568 milliards d’euros) pour bâtir d’ici 2035 une nouvelle génération de data centers dédiés à l’intelligence artificielle. À terme, la capacité énergétique nationale atteindra 18,4 gigawatts, soit l’équivalent de la consommation de millions de foyers.

Mais ce plan ne se limite pas à la technologie. Il dessine aussi une nouvelle géographie industrielle. Les futures infrastructures seront implantées dans la région du Honam, au sud-ouest du pays, encore peu développée. Une manière de désengorger Séoul tout en créant un deuxième pôle stratégique, alimenté notamment par des énergies renouvelables, un argument clé face aux exigences environnementales des grands clients internationaux. Pour accélérer la cadence, le gouvernement promet des procédures administratives raccourcies et des chantiers menés tambour battant.

Dans l’entourage du président Lee Jae-Myung, une autre question émerge déjà : celle du partage des richesses générées par cette révolution. Les autorités envisagent de redistribuer une partie des recettes fiscales vers les start-up, les jeunes, les zones rurales et même les artistes. Avec ce plan titanesque, la Corée du Sud ne cherche plus seulement à suivre la révolution de l’IA, elle veut désormais en écrire les règles.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN