Actualité du continent / Cameroun : Disparition d’un ancien ministre et diplomate au parcours influent.
Jean Pierre Biyiti Bi Essam, ancien ministre et diplomate camerounais, est décédé dans la nuit du 22 au 23 avril 2026 à l’âge de 76 ans, au terme de plus de trois décennies passées au sommet de l’État et dans le paysage médiatique national.
Jean Pierre Biyiti Bi Essam, ancien ministre et diplomate camerounais, est décédé dans la nuit du 22 au 23 avril 2026 à l’âge de 76 ans, au terme de plus de trois décennies passées au sommet de l’État et dans le paysage médiatique national. Figure de la haute administration depuis les années 1990, il débute au ministère de l’Enseignement supérieur comme conseiller technique avant de rejoindre la présidence de la République en qualité de chargé de mission. Il poursuit ensuite son parcours au ministère des Postes et Télécommunications où il occupe les fonctions de secrétaire général entre 2001 et 2007.
Il accède au gouvernement en 2007 en tant que ministre de la Communication et porte durant deux ans la parole officielle de l’exécutif. Il dirige ensuite le ministère des Postes et Télécommunications de 2009 à 2015, accompagnant plusieurs chantiers de modernisation du secteur. Parallèlement, il préside à deux reprises le conseil d’administration de la Cameroon Postal Service entre 2004 et 2006 puis de 2010 à 2018. Cette même année marque son entrée dans la diplomatie avec sa nomination comme ambassadeur du Cameroun en Israël, fonction qu’il exerce jusqu’en février 2026.
Avant son engagement politique, il s’était illustré dans le journalisme après sa formation à l’École supérieure internationale de journalisme de Yaoundé. Il débute à Cameroon Tribune puis rejoint la CRTV où il devient directeur de l’information en 1990. Né à Mvoula dans la région du Sud, il était également universitaire et titulaire de deux doctorats en sémiologie et en sociologie. Son parcours conjugue rigueur académique, expérience médiatique et engagement public. Sa disparition suscite de nombreuses réactions au Cameroun où il laisse l’image d’un serviteur de l’État au parcours dense, ayant marqué à la fois l’action gouvernementale et l’évolution du secteur des médias.
Texte : La plume de la Bagoué



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