CULTURE / « L’Art dans la Rue 2025 » : Treichville transforme ses déchets en chef-d ’œuvres pour une édition 100 % écoresponsable.
La commune de Treichville accueillera du 2 au 7 décembre 2025 la 4ᵉ édition du festival “L’Art dans la Rue”, un événement devenu, depuis sa création en 2022, un espace où se rencontrent art, éducation et écologie.
La commune de Treichville accueillera du 2 au 7 décembre 2025 la 4ᵉ édition du festival “L’Art dans la Rue”, un événement devenu, depuis sa création en 2022, un espace où se rencontrent art, éducation et écologie. Conçu pour sensibiliser le public à la protection de l’environnement, le festival valorise la création artistique à partir de matériaux recyclés et se positionne comme un modèle d’initiative culturelle écoresponsable.
Placé sous le thème « Art et écologie : vers une culture durable et responsable », le rendez-vous transformera l’avenue 22 – rue 20 barrée à Treichville en galerie à ciel ouvert. Le commissaire général, Mamadou Ballo, peintre et sculpteur, a annoncé le 26 novembre à Abidjan que l’édition 2025 mettra l’accent sur la seconde vie des déchets, souvent jetés dans la nature, la lagune ou les décharges. Selon lui, ces objets « ne sont pas des déchets », mais des matières pouvant être réutilisées pour créer des œuvres artistiques ou décoratives.
Le programme prévoit des ateliers, des performances, des expositions et une parade d’ouverture avec des tenues réalisées exclusivement à partir de déchets réutilisés. Pour la première fois, la photographie sera intégrée aux disciplines représentées. Dix artistes, dont cinq internationaux, sont attendus cette année. Au-delà de l’esthétique, l’événement porte une dimension pédagogique forte : « Beaucoup de personnes ne fréquentent pas les musées, alors nous apportons l’art directement au cœur de la population », explique Mamadou Ballo, qui milite pour une culture accessible et transformatrice.
Avec plus de 3 000 visiteurs lors de l’édition précédente, le festival espère attirer un public encore plus large en 2025. À travers ses propres sculptures issues de matériaux recyclés, Ballo démontre qu’il est possible de changer les mentalités en changeant la manière dont on regarde les objets que l’on considère comme inutiles.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSA



0 Commentaire(s)