CULTURE / Bounkani : quand le Maracana devient un pont entre sport, cohésion sociale et éducation.

CULTURE / Bounkani : quand le Maracana devient un pont entre sport, cohésion sociale et éducation.

À l’heure où les initiatives communautaires peinent parfois à s’inscrire dans la durée, le Bounkani Maracana Club (BMC) démontre qu’un projet né d’une simple passion sportive peut se transformer en véritable moteur culturel et social.


À l’heure où les initiatives communautaires peinent parfois à s’inscrire dans la durée, le Bounkani Maracana Club (BMC) démontre qu’un projet né d’une simple passion sportive peut se transformer en véritable moteur culturel et social. Le samedi 25 juillet 2026, à l’Ivotel Plateau, le club a célébré ses 10 ans d’existence avec une annonce majeure : la création prochaine de la Fondation du BMC, dédiée à la jeunesse.

Créé en 2016 à l’occasion de la Journée de Maracana Interforum Facebook (JOMIF), le BMC a progressivement dépassé le cadre du sport pour s’imposer comme un espace de fraternité, d’intégration et de transmission des valeurs. Une évolution saluée par son président, Abdoulaye Ouattara, qui voit désormais le club comme « un instrument d’encadrement et de création d’opportunités pour les jeunes ». 

La future fondation ambitionne d’aller plus loin : structurer les actions en faveur de l’éducation, de l’insertion sociale et de la solidarité. Une vision partagée par plusieurs personnalités présentes, dont le Dr Noufé Michel, directeur des Moyens généraux du Trésor et de la Comptabilité publique, par ailleurs président de la cérémonie, pour qui le parcours du BMC illustre parfaitement le rôle du sport comme levier de cohésion et de promotion culturelle.
Au-delà des discours, la célébration a mis en lumière une réalité forte : dans le Bounkani, le Maracana est devenu un langage commun. Un langage qui rassemble au-delà des origines, qui éduque par l’exemple, et qui crée des passerelles entre générations. 

Entre distinctions honorifiques, appel à l’engagement des cadres et mobilisation de la jeunesse, l’événement a aussi été marqué par l’annonce de candidature du président du Racing Club d’Abidjan, Souleymane Cissé, à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), signe que les dynamiques locales peuvent nourrir des ambitions nationales. 

Démarrées dans la matinée à Treichville avec un tournoi remporté par le Fan Club PSG Côte d’Ivoire, les festivités ont célébré bien plus qu’un anniversaire : une décennie d’impact humain. Après dix ans, le BMC ne se contente plus de jouer. Il construit, éduque et rassemble. Et dans cette région du Bounkani, une conviction s’impose désormais : lorsque la culture s’appuie sur le sport, elle devient une force durable de cohésion et d’avenir.
 

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN