CULTURE / CORÉE DU SUD : À Séoul, le coupé-décalé ivoirien enflamme une foule de 100.000 personnes pour le Nouvel An.

CULTURE / CORÉE DU SUD : À Séoul, le coupé-décalé ivoirien enflamme une foule de 100.000 personnes pour le Nouvel An.

La culture ivoirienne s’est illustrée de manière spectaculaire en Asie. Le mercredi 31 décembre 2025, à l’occasion des grandes festivités marquant la fin de l’année à Séoul, capitale de la Corée du Sud, un chorégraphe ivoiro-béninois a littéralement électrisé une foule estimée à près de 100.000 spectateurs avec une prestation de coupé-décalé d’une intensité rare.


La culture ivoirienne s’est illustrée de manière spectaculaire en Asie. Le mercredi 31 décembre 2025, à l’occasion des grandes festivités marquant la fin de l’année à Séoul, capitale de la Corée du Sud, un chorégraphe ivoiro-béninois a littéralement électrisé une foule estimée à près de 100.000 spectateurs avec une prestation de coupé-décalé d’une intensité rare.

Le chorégraphe en question se nomme Daniel Ahifon, figure montante de la danse africaine contemporaine à l’international. Invité à se produire lors de cette célébration de grande envergure, il a offert un spectacle mêlant énergie urbaine, précision chorégraphique et identité culturelle africaine, sous les applaudissements nourris du public sud-coréen.

 Une vitrine mondiale pour la danse ivoirienne Sur une scène monumentale dressée au cœur de Séoul, Daniel Ahifon a démontré que le coupé-décalé, né dans les rues d’Abidjan, possède une portée universelle. Les mouvements percutants, les jeux de jambes rapides et l’attitude scénique propre à ce style ont conquis un public majoritairement asiatique, peu habitué à ce genre de performance africaine en direct. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent une foule en liesse, reprenant certains pas de danse et saluant la prestation par des ovations prolongées, signe d’un véritable choc culturel positif.

TAGG Dance – Afro-Arirang : quand l’Afrique rencontre l’Asie Daniel Ahifon est également le directeur artistique et fondateur de TAGG Dance – Afro-Arirang, une compagnie de danse africaine basée en Corée du Sud. Ce projet artistique singulier se distingue par la fusion entre danses afro-pop, rythmes traditionnels africains et influences contemporaines asiatiques, notamment coréennes. À travers TAGG Dance – Afro-Arirang, le chorégraphe  œuvre à bâtir un pont culturel entre l’Afrique et l’Asie, utilisant la danse comme langage universel de partage et de compréhension.

Un symbole fort du rayonnement culturel africain Cette prestation du 31 décembre 2025 restera comme un moment fort du rayonnement culturel ivoirien et africain en Asie. Elle illustre la capacité des artistes du continent à s’imposer sur les plus grandes scènes internationales et à séduire des publics de cultures très différentes. Pour Daniel Ahifon, cette reconnaissance marque une étape majeure dans son parcours. Pour la Côte d’Ivoire, elle confirme que le coupé-décalé demeure un puissant vecteur d’influence culturelle, capable de faire vibrer le monde bien au-delà des frontières africaines.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN