Genève : Le dialogue de la dernière chance sous l’ombre des canons.
À Genève, l’heure est à la diplomatie de haute voltige. Jeudi 26 février 2026, l’Iran et les États-Unis ont repris des pourparlers indirects cruciaux, orchestrés par la médiation omanaise.
À Genève, l’heure est à la diplomatie de haute voltige. Jeudi 26 février 2026, l’Iran et les États-Unis ont repris des pourparlers indirects cruciaux, orchestrés par la médiation omanaise. L’enjeu est vital : ressusciter un accord sur le nucléaire pour conjurer une déflagration régionale, alors que le Pentagone déploie une armada massive de navires et d’avions de combat au Moyen-Orient.
Pour Donald Trump, l’équation est simple. Fort des dissensions internes qui secouent Téhéran, le président américain exige une capitulation diplomatique totale : fin de l’enrichissement d’uranium, abandon du programme balistique et arrêt du soutien au Hamas et au Hezbollah. En face, le ministre iranien Abbas Araghchi campe sur ses positions, limitant les discussions au seul dossier atomique.
L’escalade ou le compromis
Le spectre de la « guerre de 12 jours » de juin 2025, durant laquelle Israël et les États-Unis avaient frappé les sites iraniens, hante les négociations. Si Washington accentue sa pression militaire, Téhéran menace de transformer la région en brasier : Cibles militaires : Les bases américaines du Golfe sont désormais dans le viseur. Menace sur Israël : Une riposte directe contre l’État hébreu est ouvertement évoquée. Étranglement économique : Le détroit d’Ormuz, artère vitale du pétrole mondial, pourrait être verrouillé.
Une délégation atypique
Côté américain, la stratégie repose sur un duo inhabituel : le milliardaire Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président. Face à eux, Araghchi tente de sauver les débris d’un programme nucléaire dont l’AIEA peine à évaluer les dommages après les bombardements. Bien que le secrétaire d’État Marco Rubio affirme que l’Iran ne produit plus d’uranium enrichi à l’instant présent, des clichés satellites révèlent une activité suspecte sur les sites frappés. Dans ce climat de méfiance absolue, le baril de Brent flirte déjà avec les 70 dollars, signe que les marchés craignent, plus que jamais, l’échec de la « voie omanaise ».
Texte et récit : Silvère Bossiei



0 Commentaire(s)