Istanbul : Marée humaine sur le pont Galata pour la cause palestinienne.

Istanbul : Marée humaine sur le pont Galata pour la cause palestinienne.

C’est un nouvel an placé sous le signe de la solidarité et du recueillement à Istanbul. Le jeudi 1 er janvier 2026, une marée humaine estimée à 500 000 personnes a bravé des températures glaciales pour envahir les rues de la métropole turque.


C’est un nouvel an placé sous le signe de la solidarité et du recueillement à Istanbul. Le jeudi 1 er janvier 2026, une marée humaine estimée à 500 000 personnes a bravé des températures glaciales pour envahir les rues de la métropole turque. Sous un ciel d'azur, les manifestants ont convergé vers l'emblématique pont Galata avec un message clair : « Nous ne resterons pas silencieux, nous n'oublierons pas la Palestine ».

Organisée par un collectif de 400 organisations de la société civile parmi lesquelles figurait Bilal Erdogan, fils du président turc, cette marche visait à dénoncer la persistance des violences dans la bande de Gaza. Dans une atmosphère empreinte d’émotion, la foule a brandi des milliers de drapeaux turcs et palestiniens au rythme des chants engagés de l'artiste Maher Zain. Un cessez-le-feu jugé trop fragile Si la Turquie a joué un rôle clé dans la négociation de la trêve du 10 octobre 2025, l'indignation reste vive à Istanbul.

Les manifestants dénoncent un bilan qui continue de s'alourdir, avec plus de 400 Palestiniens tués depuis l'entrée en vigueur de cet accord précaire. Dans le cortège, la colère se mêle à la détermination des familles venues crier leur soutien aux civils de l'enclave. Pour prendre la mesure de la ferveur qui animait ce rassemblement, écoutons quelques manifestantes présentes sur le lieu de la manifestation

Cette démonstration de force confirme la position de la Turquie comme l'un des détracteurs les plus virulents de l'offensive israélienne. En ce premier jour de l'année, Istanbul a choisi de faire de la place publique une tribune diplomatique pour exiger une paix durable et la fin d'un conflit qui ne cesse de déchirer la région.

Texte et récit : Sam Rivers