TECHNOLOGIE / CoSTIC 2026 : À Abidjan, l’Afrique numérique prend le pouvoir et pense déjà durable.
Du 20 au 22 mai 2026, Abidjan change de dimension. Le temps de trois jours, l’École supérieure africaine des technologies de l’information et de la communication (ESATIC) devient bien plus qu’un campus : un véritable laboratoire d’idées où se dessine le futur technologique et durable du continent.
Du 20 au 22 mai 2026, Abidjan change de dimension. Le temps de trois jours, l’École supérieure africaine des technologies de l’information et de la communication (ESATIC) devient bien plus qu’un campus : un véritable laboratoire d’idées où se dessine le futur technologique et durable du continent.
Placée sous le haut patronage du ministre de la Transition numérique et de l'innovation technologique, Djibril Ouattara, cette édition du Colloque scientifique sur les technologies de l’information et de la communication (CoSTIC 2026) s’impose comme un carrefour stratégique. Ici, une conviction guide les débats : le numérique n’est plus un luxe, mais un levier vital pour répondre aux défis environnementaux et sociaux de l’Afrique.
Quand la technologie devient une solution concrète
Le thème, « Le Numérique au service du développement durable en Afrique », dépasse le cadre théorique. Dans les amphithéâtres de l’ESATIC à Treichville, les discussions plongent au cœur des réalités : agriculture intelligente pilotée par l’IA, capteurs IoT pour surveiller les ressources hydriques, réseaux connectés pour électrifier les zones rurales, ou encore villes africaines repensées grâce aux données massives. L’ambition est claire : transformer les innovations en solutions immédiatement applicables sur le terrain africain.
Un melting-pot d’acteurs pour accélérer le changement. Chercheurs, doctorants, industriels et décideurs publics se croisent, échangent et co-construisent. Le CoSTIC 2026 réussit là où beaucoup échouent : décloisonner les expertises. Dans les ateliers techniques comme dans les sessions plénières, les idées circulent vite, portées par des standards internationaux exigeants, avec la certification SGS et l’appui du réseau ITU Academia en toile de fond.
Une alliance scientifique qui dépasse les frontières
L’événement bénéficie d’un soutien académique de haut niveau. Université Alassane Ouattara, UVCI, IMT Atlantique, SUP’COM, INPT, ESTIA, Université Côte d’Azur, sans oublier l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) : autant d’institutions qui font du CoSTIC une plateforme de coopération scientifique panafricaine et internationale. Derrière ces partenariats, un objectif : mutualiser les savoirs pour produire une innovation enracinée dans les réalités africaines, mais alignée sur les standards mondiaux.
Abidjan, épicentre d’un futur qui s’écrit maintenant
Au-delà des panels et des discours, c’est une dynamique qui s’installe. Celle d’une Afrique qui ne subit plus les mutations technologiques, mais qui les anticipe, les adapte et les pilote. Et pendant que les débats s’enchaînent et que les innovations se dévoilent, une réalité s’impose avec force : l’Afrique n’attend plus d’être connectée au futur, elle est déjà en train de le construire, ligne de code après ligne de code.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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