Actualité internationale : Course à la succession de Guterres à l’ONU, les candidats dévoilent leurs priorités.

Actualité internationale : Course à la succession de Guterres à l’ONU, les candidats dévoilent leurs priorités.

Actualité internationale : Course à la succession de Guterres à l’ONU, les candidats dévoilent leurs priorités.

Un documentaire de Agence Presse Audio


À l’approche de l’expiration du mandat d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), le 31 décembre 2026, les candidats à sa succession ont exposé cette semaine leur vision pour relancer une institution confrontée à de profondes crises politiques, sécuritaires et financières.

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12 Juin 2026


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À l’approche de l’expiration du mandat d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), le 31 décembre 2026, les candidats à sa succession ont exposé cette semaine leur vision pour relancer une institution confrontée à de profondes crises politiques, sécuritaires et financières. Les 9 et 10 juin, plusieurs prétendants ont répondu aux questions des 193 États membres ainsi que de représentants de la société civile lors d’auditions publiques organisées à Genève en Suisse.

Parmi eux figurent l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’ex-vice-présidente costaricienne Rebeca Grynspan, l’ancienne présidente de l’Assemblée générale de l’ONU Maria Fernanda Espinosa et l’ancien président sénégalais Macky Sall. L’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, fait également partie des candidats déclarés à la succession du secrétaire général sortant. Les échanges ont mis en lumière les principaux défis auxquels est confrontée l’organisation, notamment les conflits internationaux, les divisions entre grandes puissances et une crise financière persistante. Michelle Bachelet a défendu une ONU attachée au multilatéralisme, à la démocratie et à la protection des droits humains, affirmant qu’elle resterait fidèle à ces principes quelles que soient les pressions politiques.

Seul candidat non issu d’Amérique latine, région qui pourrait obtenir le poste selon le principe de rotation géographique, Macky Sall a insisté sur le lien étroit entre développement et stabilité, estimant que la lutte contre la pauvreté et les inégalités constitue un levier essentiel pour prévenir les conflits.

De son côté, Maria Fernanda Espinosa a mis en avant sa longue expérience diplomatique et institutionnelle, assurant disposer de la connaissance nécessaire pour conduire les réformes dont l’ONU a besoin. Rebeca Grynspan a quant à elle souligné l’urgence de restaurer la confiance entre les États membres et de remettre de l’ordre dans les finances de l’organisation, qu’elle juge indissociables de la crise politique actuelle.

Le futur secrétaire général héritera d’une institution fragilisée par les tensions géopolitiques et par des difficultés budgétaires croissantes. Si les auditions publiques permettent aux candidats de défendre leur vision, le choix final dépendra largement du Conseil de sécurité, dont les cinq membres permanents conservent le pouvoir de bloquer toute candidature grâce à leur droit de veto.

Texte : La plume de la Bagoué