MÉDIAS / Liberté de la presse en Côte d’Ivoire : une progression saluée, mais un secteur sous pression.

MÉDIAS / Liberté de la presse en Côte d’Ivoire : une progression saluée, mais un secteur sous pression.

MÉDIAS / Liberté de la presse en Côte d’Ivoire : une progression saluée, mais un secteur sous pression.

Un documentaire de Agence Presse Audio


À la faveur de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai 2026, la Côte d’Ivoire affiche une avancée notable dans le classement de Reporters sans frontières (RSF), se hissant à la 54e place sur 180 pays avec un score de 66,27 points, contre 63,69 en 2025. Un bond de 10 places qui traduit des efforts réels, mais qui ne doit pas masquer une réalité plus contrastée.

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Agence Presse Audio


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04 Mai 2026


Réalisation

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Agence Presse Audio


Production

Agence Presse Audio

À la faveur de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai 2026, la Côte d’Ivoire affiche une avancée notable dans le classement de Reporters sans frontières (RSF), se hissant à la 54e place sur 180 pays avec un score de 66,27 points, contre 63,69 en 2025. Un bond de 10 places qui traduit des efforts réels, mais qui ne doit pas masquer une réalité plus contrastée.

Sur le plan légal, le pays se distingue par l’absence de peines privatives de liberté pour les délits de presse, avec une Constitution garantissant la liberté d’expression. Toutefois, certaines dispositions, notamment celles liées aux communications électroniques adoptées en juin 2024, suscitent des inquiétudes quant à leur possible utilisation contre les journalistes. Sur le terrain, les professionnels des médias continuent de naviguer dans un environnement sensible. Entre intimidations, pressions politiques et précarité économique, le métier reste exposé.

La présidente de l’Union internationale de la presse francophone (UPF-CI), section Côte d’Ivoire, Viviane Mouhi Ayehui, tire la sonnette d’alarme : derrière les indicateurs encourageants se cache un secteur fragilisé. Baisse des revenus publicitaires, conditions de vie précaires des journalistes et appauvrissement des contenus menacent l’équilibre de l’écosystème médiatique.

Dans un paysage où la radio domine encore et où la presse reste fortement politisée, l’enjeu est désormais clair : consolider les acquis tout en réformant en profondeur le modèle économique et les pratiques professionnelles. Car au-delà des classements, une question demeure : jusqu’où une démocratie peut-elle progresser si ceux qui informent peinent à exercer librement ?

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN