Religion / Schisme anglican : Le Sud global défie Londres depuis le Nigeria.

Religion / Schisme anglican : Le Sud global défie Londres depuis le Nigeria.

Religion / Schisme anglican : Le Sud global défie Londres depuis le Nigeria.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Une fracture historique secoue la Communion anglicane mondiale. Réunis le mercredi 04 Mars 2026 au Nigeria, les dirigeants conservateurs du mouvement GAFCON (Afrique, Asie, Amérique latine) amorcent une rupture majeure avec l’Église d’Angleterre.

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05 Mars 2026


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Une fracture historique secoue la Communion anglicane mondiale. Réunis le mercredi 04 Mars 2026 au Nigeria, les dirigeants conservateurs du mouvement GAFCON (Afrique, Asie, Amérique latine) amorcent une rupture majeure avec l’Église d’Angleterre. Au cœur de la discorde : la consécration de femmes évêques et l’ouverture croissante du clergé aux thématiques LGBTQ+.

Une Communion réorganisée plutôt qu’un schisme

Refusant le terme de « schisme », le GAFCON se revendique désormais comme la véritable « Communion anglicane mondiale ». Le mouvement argue représenter la majorité des 85 millions de fidèles pratiquants, dont le centre de gravité s’est déplacé vers le Sud. Cette coalition conteste l’autorité morale de l’archevêque de Canterbury, traditionnellement considéré comme le « premier entre ses pairs ».

Un choc de cultures et de valeurs

La nomination de Sarah Mullally à Canterbury et les débats sur le mariage homosexuel cristallisent les tensions. Dans de nombreux pays du Sud, notamment en Ouganda ou au Nigeria, ces évolutions sont perçues comme une trahison de l’orthodoxie biblique, dans un contexte où l’homosexualité reste souvent criminalisée par la loi.

Vers une décentralisation forcée

Face à cette fronde, l’Église d’Angleterre étudie un projet de réforme visant à « décentraliser » l’institution pour la rendre moins « centrée sur Londres ». Cette mutation marque la fin d’une ère où l’Empire britannique dictait la norme religieuse, laissant place à une gouvernance multipolaire où les provinces africaines et asiatiques entendent désormais peser de tout leur poids démographique.
Texte et récit : Silvère Bossiei