SANTÉ/ VIH : la France déploie l’injection préventive à 1 312 €… remboursée à 100 %.
SANTÉ/ VIH : la France déploie l’injection préventive à 1 312 €… remboursée à 100 %.
Un documentaire de Agence Presse Audio
La stratégie française de lutte contre le VIH franchit un nouveau cap. Depuis le 26 février 2026, un arrêté publié au Journal officiel autorise la mise à disposition ‘’d’Apretude’’, un traitement injectable de prophylaxie pré-exposition (PrEP) développé par ViiV Healthcare, filiale de GSK.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
27 Février 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
La stratégie française de lutte contre le VIH franchit un nouveau cap. Depuis le 26 février 2026, un arrêté publié au Journal officiel autorise la mise à disposition ‘’d’Apretude’’, un traitement injectable de prophylaxie pré-exposition (PrEP) développé par ViiV Healthcare, filiale de GSK. Il ne s’agit pas d’un vaccin au sens strict, mais d’un traitement préventif à longue durée d’action : le cabotégravir injectable. Son objectif est clair : empêcher l’infection par le VIH chez les adultes et adolescents à haut risque pesant au moins 35 kg.
Une injection tous les deux mois
Le principal atout d’Apretude réside dans son protocole simplifié : Deux injections initiales espacées d’un mois ; puis une injection unique tous les deux mois. Cette administration bimestrielle change la donne. Jusqu’ici, la prévention reposait majoritairement sur des comprimés quotidiens comme Truvada. Or, l’observance, la capacité à suivre un traitement sans oubli, reste un défi majeur. Un comprimé oublié, et l’efficacité peut diminuer. Avec l’injection longue durée, la contrainte quotidienne disparaît. Pour de nombreuses personnes exposées, c’est un soulagement logistique… et psychologique.
Des tarifs élevés, mais une prise en charge totale
Les montants affichés peuvent surprendre : 690,27 € TTC pour une boîte de 30 comprimés (30 mg); 1 312,07 € TTC pour une injection de 600 mg/3 ml. Des prix élevés, certes. Mais l’État a acté un remboursement à 100 %. Concrètement, les patients éligibles n’auront rien à débourser. Cette décision traduit une volonté politique forte : investir massivement dans la prévention pour réduire durablement les nouvelles contaminations, dont la baisse est déjà observée ces dernières années en France.
Un nouvel outil dans l’arsenal anti-VIH
L’arrivée d’Apretude ne remplace pas les traitements existants. Elle les complète. L’enjeu est stratégique : diversifier les options pour s’adapter aux réalités de terrain. Certaines personnes préfèrent la pilule quotidienne ; d’autres auront une meilleure adhésion avec une injection tous les deux mois. Les premières injections devraient être proposées rapidement dans les centres de dépistage et services hospitaliers spécialisés. Au-delà des chiffres et des décrets, le signal est fort : la prévention du VIH entre dans une nouvelle ère, plus flexible, plus adaptée aux modes de vie contemporains. Et si la fin du sida ne dépend pas d’une solution unique, chaque innovation comme celle-ci rapproche un peu plus l’objectif d’une génération sans nouvelles infections.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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