Sud-Kivu : Le spectre de la guerre plane à nouveau sur Uvira.

Sud-Kivu : Le spectre de la guerre plane à nouveau sur Uvira.

Sud-Kivu : Le spectre de la guerre plane à nouveau sur Uvira.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le cessez-le-feu vacille dangereusement dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Samedi 03 janvier 2026, de violents affrontements ont éclaté dans les moyens plateaux d’Uvira, marquant une escalade inquiétante entre les forces loyalistes et la rébellion de l’AFC/M23, au mépris des récents engagements diplomatiques.

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05 Janvier 2026


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Le cessez-le-feu vacille dangereusement dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Samedi 03 janvier 2026, de violents affrontements ont éclaté dans les moyens plateaux d’Uvira, marquant une escalade inquiétante entre les forces loyalistes et la rébellion de l’AFC/M23, au mépris des récents engagements diplomatiques.

La poudrière s'est rallumée autour de la localité de Kigongo. Selon plusieurs rapports des Nations unies, les Forces armées de la RDC (FARDC), épaulées par les milices d'autodéfense Wazalendo, ont fait face à une coalition offensive mêlant les rebelles de l’AFC/M23 et le groupe Twirwaneho. L'intensité des combats, impliquant de l'artillerie lourde, a été telle que les détonations ont été perçues par les habitants de la ville d’Uvira, située en contrebas.

Ces hostilités confirment une extension géographique du conflit vers le Sud- Kivu, impliquant des alliances rebelles complexes que Kinshasa et l'ONU continuent d'attribuer à un soutien rwandais, malgré les dénégations de Kigali. Sur le terrain, la situation humanitaire se dégrade à vue d'œil. La société civile locale dresse un constat amer : Des milliers de villageois ont fui les zones de combats, abandonnant leurs récoltes pour chercher refuge dans des centres urbains déjà saturés.

Plusieurs écoles et centres de santé auraient été endommagés ou pillés lors des récents affrontements, hypothéquant l'accès aux soins et à l'éducation dans une zone déjà sinistrée. Ce regain de violence sonne comme un camouflet pour les accords de paix conclus fin 2025 entre les dirigeants congolais et rwandais. Alors que la communauté internationale appelait à une désescalade durable, le bruit des bottes reprend le dessus.

« Nous demandons simplement le droit de vivre chez nous en paix », implore un notable de la région, relayant le cri de détresse d'une population épuisée par des décennies d'instabilité. Face à cette reprise des armes, l'avenir du processus de paix de Luanda semble plus que jamais suspendu à la volonté réelle des acteurs de privilégier la voie diplomatique sur le terrain des opérations.

Texte et récit : Sam Rivers