Économie / Nigeria : Un pari fiscal pour desserrer l’étau du coût de la Vie.
Le Nigeria s’apprête à réduire plusieurs taxes à l’importation à partir du 1er juillet 2026 afin de contenir la hausse du coût de la vie et de soutenir l’activité économique. Sont concernés, des produits de première nécessité comme le riz, le sucre et l’huile de palme, mais aussi les véhicules particuliers et certains matériaux de construction.
Le Nigeria s’apprête à réduire plusieurs taxes à l’importation à partir du 1er juillet 2026 afin de contenir la hausse du coût de la vie et de soutenir l’activité économique. Sont concernés, des produits de première nécessité comme le riz, le sucre et l’huile de palme, mais aussi les véhicules particuliers et certains matériaux de construction.
Les droits de douane sur les voitures seront ramenés à 40 %, tandis que ceux appliqués au riz en vrac s’établiront à 47,5 %. Le sucre brut sera taxé entre 55 % et 57,5 % et l’huile de palme à 28,75 %. En parallèle, plusieurs équipements seront totalement exonérés, notamment les véhicules électriques, les bus de transport public et les machines industrielles, dans l’objectif de stimuler l’investissement et d’accélérer la modernisation de l’appareil productif.
Cette réforme s’inscrit dans la stratégie économique du président Bola Ahmed Tinubu pour juguler l’inflation et préserver le pouvoir d’achat. Si la hausse des prix montre des signes de ralentissement autour de 15 % en février après un pic proche de 33 % fin 2024, elle demeure élevée et continue de peser sur les ménages comme sur les entreprises.
Les autorités invoquent aussi des facteurs extérieurs, notamment l’augmentation des coûts de l’énergie liée aux tensions géopolitiques, qui entretiennent les déséquilibres. Le ministre des Finances Wale Edun a par ailleurs indiqué que le pays comptait solliciter des appuis lors des prochaines réunions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Dans le même temps, la flambée des prix du carburant, en hausse de plus de 50 %, continue de renchérir les coûts de transport et de production, limitant à court terme l’impact des mesures annoncées.
Texte : La plume de la Bagoué



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