Économie : la CAE accélère les préparatifs de sa monnaie unique prévue pour 2031.

Économie : la CAE accélère les préparatifs de sa monnaie unique prévue pour 2031.

À l’instar de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui poursuit les travaux autour du projet de monnaie unique ECO, la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) entend accélérer son propre processus d’intégration monétaire.


À l’instar de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui poursuit les travaux autour du projet de monnaie unique ECO, la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) entend accélérer son propre processus d’intégration monétaire. Réunis le 24 juillet 2029 à Kampala, en Ouganda, les gouverneurs des banques centrales des États membres ont réaffirmé leur engagement à faire progresser la feuille de route de l’Union monétaire est-africaine, avec pour objectif l’introduction d’une monnaie commune en 2031.

La décision a été prise à l’issue de la 29ᵉ réunion ordinaire du Comité des affaires monétaires, présidée par le gouverneur de la Banque d’Ouganda, Michael Atingi-Ego. Les responsables ont passé en revue les avancées enregistrées dans l’intégration financière régionale et identifié les priorités destinées à accélérer la mise en œuvre du projet.

Les gouverneurs ont souligné la résilience de l’économie de la CAE malgré un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques. Selon les projections présentées lors de la réunion, la croissance régionale devrait atteindre 5,2 % en 2026, contre 4,3 % pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne.

L’inflation moyenne est également revenue à 6,7 %, contre 9,6 % un an plus tôt, grâce aux politiques monétaires mises en œuvre par les banques centrales. Les participants ont toutefois estimé que plusieurs étapes restent à franchir avant l’entrée en vigueur de la monnaie unique. Ils ont appelé les États membres à accélérer le respect des critères de convergence macroéconomique, à renforcer le mécanisme régional d’évaluation par les pairs et à poursuivre la mise en place des institutions prévues par le protocole de l’Union monétaire, notamment l’Institut monétaire est-africain.

Les discussions ont également porté sur le développement des paiements transfrontaliers. Les gouverneurs souhaitent accélérer l’interconnexion des systèmes de paiement afin de faciliter les transactions, de réduire les coûts des transferts et de favoriser les échanges commerciaux entre les pays de la région. Ils ont également convenu d’intensifier leur coopération en matière de cybersécurité pour renforcer la protection des infrastructures financières.

Texte : La plume de la Bagoué