Actualité africaine / Djibouti : le journaliste sud-africain Micah Reddy serait détenu par les autorités.
Le journaliste d’investigation sud-africain Micah Reddy, porté disparu depuis samedi 19 septembre 2026 à Djibouti, serait désormais détenu par les autorités du pays. Son fixeur local, Mohamed Willo Ismael, dit Kooki Mahmoud, serait également retenu, selon le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont Reddy est le coordinateur pour l’Afrique.
Le journaliste d’investigation sud-africain Micah Reddy, porté disparu depuis samedi 19 septembre 2026 à Djibouti, serait désormais détenu par les autorités du pays. Son fixeur local, Mohamed Willo Ismael, dit Kooki Mahmoud, serait également retenu, selon le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont Reddy est le coordinateur pour l’Afrique.
Arrivé à Djibouti jeudi 17 septembre pour une mission professionnelle, le journaliste avait cessé de communiquer avec ses proches et ses collègues deux jours plus tard. Il séjournait à l’hôtel Escale International, dans la capitale, et travaillait avec Kooki Mahmoud. Leurs téléphones étaient depuis restés injoignables.
L’ICIJ affirme avoir été informé que Micah Reddy serait détenu pour ne pas avoir obtenu d’accréditation médiatique. L’organisation précise que Kooki Mahmoud serait lui aussi aux mains des autorités djiboutiennes, sans toutefois disposer d’informations précises sur les circonstances de leur arrestation ou sur le lieu où ils sont détenus.
Un haut responsable de la présidence djiboutienne, Naguib Ali Taher, a par ailleurs déclaré que Reddy n’était pas enregistré pour une accréditation médiatique dans le pays. Il a indiqué que les autorités devaient notamment vérifier les informations relatives à son entrée sur le territoire.
Avant ces nouvelles informations, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF) avaient demandé aux autorités djiboutiennes de clarifier la situation des deux hommes et de garantir leur sécurité.
Micah Reddy est journaliste d’investigation et coordinateur pour l’Afrique de l’ICIJ. Il a auparavant travaillé pour le Centre amaBhungane pour le journalisme d’investigation en Afrique du Sud. À ce stade, aucune information officielle détaillée n’a été rendue publique sur les motifs précis de la détention ni sur les conditions dans lesquelles les deux journalistes sont retenus.
Texte : La plume de la Bagoué



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