Actualité du continent : Romuald Wadagni en passe d’emporter la présidentielle au Bénin.
L’opposant béninois Paul Hounkpè a reconnu sa défaite dès le lendemain de la présidentielle du 12 avril 2026, saluant par avance la victoire de son unique adversaire Romuald Wadagni, donné favori.
L’opposant béninois Paul Hounkpè a reconnu sa défaite dès le lendemain de la présidentielle du 12 avril 2026, saluant par avance la victoire de son unique adversaire Romuald Wadagni, donné favori. Sans attendre les résultats officiels, il a évoqué une avance nette du candidat de la majorité et dit en prendre acte avec responsabilité, tout en lui adressant ses félicitations républicaines.
Les premières tendances issues de plusieurs bureaux de vote confirment une large domination du ministre d’Etat chargé de l’Économie et des Finances, en attendant les résultats définitifs annoncés par la commission électorale. Le président sortant Patrice Talon s’apprête ainsi à quitter le pouvoir après deux mandats, laissant un pays porté par une croissance soutenue mais confronté à des défis sécuritaires croissants dans le nord et à des critiques sur l’état des libertés publiques.
Seul face à Romuald Wadagni, Paul Hounkpè avait pu se présenter grâce au parrainage d’élus proches du pouvoir, alors que le principal parti d’opposition, Les Démocrates, était absent du scrutin, faute de soutiens suffisants. Sa campagne, restée discrète, s’inscrivait dans une ligne d’opposition modérée. La participation apparaît contrastée, avec une faible affluence dans les grandes villes comme Cotonou et Porto-Novo, tandis que les zones rurales ont connu une mobilisation plus soutenue.
Aucun taux officiel n’a encore été publié. La mission d’observation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest salue un scrutin globalement apaisé et bien organisé, malgré des incidents ponctuels signalés dans certains bureaux de vote. À Cotonou, la vie a rapidement repris son cours avec la réouverture des commerces et une circulation dense. Dans l’attente des résultats, les lectures divergent entre une élection jugée globalement calme et des soupçons de fraudes relayés par une partie de la presse et de la société civile, révélant des tensions persistantes autour de ce scrutin décisif.
Texte : La plume de la Bagoué



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