CULTURE / FEMUA 2026 : Dix ans après, Papa Wemba renaît à Anoumabo, là où tout s’est arrêté.

CULTURE / FEMUA 2026 : Dix ans après, Papa Wemba renaît à Anoumabo, là où tout s’est arrêté.

Dix ans après avoir quitté la scène en plein concert, Papa Wemba s’apprête à retrouver son public au même endroit, chargé d’émotion. Le 24 avril 2026, à 15 heures, le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) donne rendez-vous aux mélomanes sur la place qui porte désormais son nom, à Abidjan.


Dix ans après avoir quitté la scène en plein concert, Papa Wemba s’apprête à retrouver son public au même endroit, chargé d’émotion. Le 24 avril 2026, à 15 heures, le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) donne rendez-vous aux mélomanes sur la place qui porte désormais son nom, à Abidjan.

C’est ici même, en 2016, que le « roi de la rumba congolaise » s’effondrait en pleine prestation, figé à jamais dans l’histoire du festival. Une disparition brutale, presque irréelle, qui avait plongé le public dans un silence glaçant avant de secouer toute l’Afrique.

Dix ans plus tard, l’émotion reste intacte. Le FEMUA, à travers cet hommage, entend raviver la mémoire de celui que l’on surnommait aussi le “chef du village Molokaï”. Artistes, fans et figures du monde culturel sont attendus pour un moment à la fois solennel et vibrant, entre recueillement et célébration.

Pendant ce temps, à Kinshasa, la capitale congolaise s’active elle aussi : défilés de sapeurs, concerts hommage, expositions et projections viendront rappeler que Papa Wemba n’était pas qu’un chanteur, mais un véritable phénomène culturel. Ambassadeur de la Sape, il avait élevé l’élégance au rang suprême, mêlant musique, style et identité.

Au-delà de la ‘’rumba’’ et du ‘’soukous’’, c’est toute une philosophie de vie qu’il laisse derrière lui, une signature reconnaissable entre mille, qui continue d’inspirer les nouvelles générations. À Anoumabo, le 24 avril prochain, il ne s’agira pas seulement de se souvenir. Il s’agira de ressentir. Car certains artistes ne meurent jamais vraiment, ils changent simplement de scène.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN