Cacao : le Ghana réduit ses prix d’achat pour stabiliser une filière en crise.
Face au retournement brutal du marché mondial, le gouvernement ghanéen a annoncé, jeudi 12 février 2026, une révision drastique de sa politique tarifaire.
Face au retournement brutal du marché mondial, le gouvernement ghanéen a annoncé, jeudi 12 février 2026, une révision drastique de sa politique tarifaire. Le ministère des Finances a acté une baisse du prix payé aux planteurs, qui passe de 5 300 $US à 3 580 $US la tonne métrique. Cette tarification, applicable pour le reste de la saison 2025/2026, vise à réaligner l’offre nationale sur une demande internationale en perte de vitesse.
Cette décision fait suite à l’effondrement des coûts mondiaux de l’« or brun ». En l’espace d’un an, les prix ont été divisés par deux, oscillant désormais autour des 4 000 $US la tonne. Pour Accra, cette dépréciation impose une cure de réalisme économique afin d’éviter un décrochage total de la compétitivité ghanéenne sur l’échiquier mondial.
Deuxième producteur mondial, le Ghana subit de plein fouet cette période de vaches maigres. Pour les millions de foyers dont la survie dépend exclusivement de la cacaoculture, cette baisse de revenus est un véritable choc social. La chute du prix à la ferme fragilise un équilibre précaire et menace de plonger de nombreuses zones rurales dans une précarité accrue.
Conscient de l'urgence, l'exécutif ghanéen explore actuellement de nouveaux leviers de résilience. L'objectif est de mettre en place un mécanisme de tarification plus agile, conforme aux standards internationaux, tout en préservant les intérêts vitaux des producteurs. Entre impératifs du marché et protection sociale, le défi pour le Ghana reste immense.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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