Culture/ MASA 2026-Rencontre B2B : Le Marché des Imaginaires, où l’Afrique dessine son Futur.
Sous le dôme feutré de la salle Christian Lattier, le Palais de la Culture d’Abidjan s’est mué, le jeudi 16 avril 2026, en une véritable ruche de la diplomatie culturelle.
Sous le dôme feutré de la salle Christian Lattier, le Palais de la Culture d’Abidjan s’est mué, le jeudi 16 avril 2026, en une véritable ruche de la diplomatie culturelle. Loin des projecteurs de la scène, c’est ici, dans l’intimité stratégique des rencontres B2B, que se joue la véritable partition du MASA 2026 : celle de l’économie réelle des arts vivants. L'effervescence était palpable, presque électrique. Avec un record historique de 1 100 rendez-vous programmés, cette édition pulvérise les compteurs et confirme une tendance de fond : l’art africain ne demande plus seulement à être contemplé, il s'impose comme une industrie souveraine.
Producteurs, diffuseurs et agents venus des cinq continents, se sont succédé dans un ballet millimétré, transformant chaque table de négociation en un pont jeté vers l’international. Ici, la poignée de main est un acte politique et marchand. Entre deux échanges de cartes de visite, les agendas se noircissent de tournées mondiales et les contrats de coproduction s'esquissent sur un coin de table. Pour les porteurs de projets, ces minutes sont cruciales ; elles sont le sésame pour faire voyager une esthétique, un message, une identité. Le MASA dépasse ainsi sa fonction de vitrine pour devenir le poumon transactionnel du continent.
« C’est ici que les rêves quittent la loge pour conquérir le monde », glissait Koné Dodo, directeur général du Palais de la Culture de Treichville, producteur et manager d’artiste séduit par la densité des propositions. En structurant ce réseau de connexions mondiales, le MASA 2026 réaffirme son rôle de plateforme de référence. Il ne s'agit plus simplement de faire circuler les œuvres, mais de bâtir une économie de la culture solide, durable, et, surtout, décomplexée. Abidjan a prouvé, en une journée record, qu’elle reste le cœur battant où se décide, entre deux sourires et mille promesses, le rayonnement futur des talents culturels de demain.
Texte et Récit : Silvère Bossiei



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